Le Brésil a revu à la hausse en avril sa prévision de récolte de grains pour 2015, à 201 millions de tonnes – soit 1,3 million de tonnes de plus qu'en mars –, a annoncé 12 mai l'Institut Brésilien de géographie et statistiques (IBGE, public). La récolte de cette année sera 4,2 % plus importante que celle de 2014, essentiellement à la faveur d'une augmentation des surfaces consacrées au soja, la principale production du géant sud-américain qui avait récolté 192,9 Mt de céréales et oléagineux l'année dernière. En mars, l'IBGE avait tablé sur une récolte de 199,7 Mt, avec des productions plus faibles en soja, blé et maïs de la « petite récolte », semée sur les parcelles déjà récoltées une première fois. L'estimation d'avril indique une hausse de 4,7 % de la surface semée en soja, une culture clé pour le Brésil, second producteur mondial derrière les États-Unis, tandis que celle de maïs augmentera de 0,1% et que celle du riz reculera de 3,5 %. Selon l'IBGE, 11 des 26 cultures du pays ont connu une variation positive par rapport à 2014, soja en tête (+10,6 %) tandis que le café en grain et la canne à sucre sont les cultures qui ont le plus reculé. Cette année, le Brésil récoltera 95,6 Mt de soja et 76,3 Mt de maïs. La « petite récolte » de maïs s'annonce record cette année au Brésil, à la faveur d'une augmentation des surfaces consacrées à la céréale et d'une météo favorable, a par ailleurs annoncé le 7 mai le cabinet d'analyse AgRural. « Avec un bon développement des récoltes et une superficie plus importante, AgRural augmente son estimation de production de maïs pour la “petite récolte” 2015 dans la région Centre-Sud. (...) En utilisant les projections de la Compagnie d'approvisionnement pour les régions Nord et Nordeste, la production brésilienne atteint le record de 49 Mt », indique le communiqué. Ce chiffre représenterait une hausse de 1,6 % par rapport à l'an dernier, tandis que le rendement moyen est attendu à 91,6 sacs de 60 kg par hectare (+4,6 %). La commercialisation de la « petite récolte » de maïs est bien plus avancée que l'an dernier à la même époque : 44 % du volume prévu faisaient l'objet d'un contrat à la fin avril, contre 25 % il y a un an, d'après AgRural.
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