Alors que de nouvelles inspections seront dépêchées par l’Union européenne dans les élevages et les abattoirs brésiliens d’ici à la fin de l’année, le commissaire européen chargé de la santé Markos Kyprianou disposait, en juillet, de données très positives de la part de l’Office alimentaire et vétérinaire (OAV) pour récuser plusieurs des graves accusations lancées par l’Association des éleveurs irlandais (IFA) à l’encontre de la viande bovine brésilienne .
L’embargo sur la viande brésilienne réclamé par les producteurs irlandais n’est pour le moment pas d’actualité. Et ce d’autant plus que les services sanitaires du géant d’Amérique latine ont « travaillé dur et engagé des ressources importantes pour parer aux manquements concernant le contrôle des résidus et des médicaments vétérinaires » dénoncés l’an dernier par le commissaire européen à la santé Markos Kyprianou, indique l’Office alimentaire et vétérinaire (OAV) à l’issue d’inspections menées il y a quelques mois.
« Des progrès importants ont été effectués » et la situation s’est « considérablement améliorée », estiment les inspecteurs de l’UE. En tout cas en ce qui concerne la question des résidus et les contaminants dans les produits carnés, au cœur du contentieux entre Bruxelles et Brasilia.
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« La réorganisation de la coordination des laboratoires, note l’OAV, et les investissements substantiels dans des équipements modernes et la formation du personnel dans le réseau des laboratoires gouvernementaux montrent clairement l’engagement (…) à rehausser les normes de performance ». L’Office en conclut que le Brésil est parvenu à « renforcer la confiance dans la sécurité chimique des aliments d’origine animale exportés vers l’UE ». Les autorités européennes demandent cependant aux Brésiliens de multiplier les efforts pour lutter contre les pratiques frauduleuses. En juillet dernier, l’Association des agriculteurs irlandais (IFA) a exigé l’interdiction « immédiate et totale des importations de bœuf brésilien », avec l’appui de plusieurs députés de la commission agriculture du Parlement européen. Les éleveurs irlandais mettent en cause les contrôles sanitaires, l’absence de traçabilité et l’utilisation d’hormones de croissance interdites par l’UE.