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Le Brin d’Olivier va investir 3,5 M€ dans une nouvelle usine

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Le Brin d’Olivier prévoit de déménager sa confiserie d’olives sur un nouveau site industriel près de Nyons pour rationaliser sa production, augmenter ses capacités et ouvrir une boutique d’épicerie régionale.

Cinq ans après la reprise de l’entreprise familiale de Nyons (Drôme), Le Brin d’Olivier, Bruno Fleith prévoit de s’agrandir. « Nous avons le projet de déménager l’usine de Nyons, tout en restant sur le territoire des Baronnies, pour nous doter d’un site plus moderne et mieux organisé pour la production », explique le dirigeant de cette confiserie d’olives ayant réalisé en 2019 un chiffre d’affaires de 5,2 millions d’euros. Bruno Fleith voit plusieurs avantages : améliorer les flux et la marche en avant, augmenter les capacités de production et de stockage, ouvrir le site au grand public en créant un couloir de visite et installer une boutique pour vendre ses produits et des spécialités régionales. Le futur site du Brin d’Olivier se trouvera dans la zone de l’AOP Olives noires de Nyons, une région touristique et agricole qui ne manque pas de spécialités gastronomiques à faire découvrir. Il est prévu qu’il s’étende sur 5 000 m2 construits pour la production et le stockage.

Pour ce projet qui devrait se concrétiser en 2022, Bruno Fleith prévoit d’investir 3,5 millions d’euros, sans donner pour l’instant de détail sur le mode de financement. Deux investisseurs accompagnent l’entrepreneur depuis l’acquisition de l’entreprise : BPI Investissement (10 %) et le fonds de la caisse du Crédit Agricole Sud Rhône Alpes (10 %).

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Faible production française d’olives de bouche

Cette année, le Brin d’Olivier élargit ses gammes d’olives biologiques et farcies. La société s’est fait une spécialité des olives de Nyons, qui jouissent d’une AOP. La société dispose même de la gamme d’olives françaises la plus étoffée, mais les olives locales ne représentent que 20 % du chiffre d’affaires du Brin d’Olivier (notamment à cause de la très faible production d’olives de bouche en France), les 80 % étant réalisés avec les olives du pourtour méditerranéen. Les ventes sont faites essentiellement avec la grande distribution. Elles ont atteint 5,2 millions d’euros en 2019 (800 tonnes d’olives), en léger retrait (5,4 millions d’euros en 2018) à cause d’un distributeur qui a réorganisé ses rayons en supprimant le meuble du Brin d’Olivier. « Nos clients sont habitués à trouver toute notre offre rassemblée dans un même présentoir à notre marque, et cette suppression ne leur a pas permis de retrouver nos produits », explique Bruno Fleith. L’enseigne concernée a fait machine arrière dernièrement, selon le dirigeant. Dans les prochaines années, le Brin d’Olivier souhaite aussi diversifier ses ventes à l’export et auprès d’industriels qui souhaiteraient produire en marque blanche.