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Le camion détériore un peu moins la fraise que le train

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Dans une étude publiée début 2026, le centre technique de la filière fruits et légumes (CTIFL) s’est penché sur l’impact du transport, routier ou ferroviaire, sur la qualité de la fraise. Quatre critères étaient évalués (perte de poids, présence de jus, pourritures/­moisissures et dégradation visuelle) dans les tests menés en 2023 qui portaient sur un colis en plastique et un colis en carton. Deux palettes, bardées d’enregistreurs de chocs et de vibrations, ont pris deux chemins différents pour atteindre Rungis : la première a transité par la ligne ferroviaire Perpignan-Rungis (Train des Primeurs) avec rupture de charge, l’autre par camion directement chez le grossiste sans rupture. Les chocs et les vibrations subis lors des trajets ont permis de créer un modèle de simulation en laboratoire. « Une différence significative est observée pour les fraises ayant subi un transport simulé par camion ou par train. Les chocs et vibrations reçus par camion, souvent aujourd’hui équipé d’amortisseurs pneumatiques, dégradent moins les fraises que ceux du train », conclut l’étude. Au troisième jour, la perte moyenne se situe entre 3,8 et 4,6 %, avec moins de 1 point d’écart entre les différentes modalités. En revanche, la perte de poids n’est pas affectée par les différents évènements mécaniques subis, observe le CITFL.

Par ailleurs, l’étude n’a pas montré de différence significative de qualité selon que le fond du colis soit en plastique ou en en carton. Enfin, la propagation des vibrations à l’intérieur de la palette ou des coins vers le centre du colis occasionne une évolution des fraises légèrement plus marquée en moyenne. Ces premières données serviront de référence pour comparer les futures conditions de transport : nouveaux emballages, modes multimodaux, ou autres innovations logistiques.

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PG

Les chocs en camion dégradent moins la qualité qu’en train