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Biotechnologies Le Canada adopte un système d’étiquetage volontaire des OGM

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Le gouvernement canadien a adopté mi-avril une législation sur l’étiquetage volontaire et la publicité des produits contenant ou non des organismes génétiquement modifiés (OGM).

Les autorités de Canberra ont décidé de laisser le choix à l’industrie alimentaire de spécifier si les produits qu’ils vendent au Canada « sont ou ne sont pas issus du génie génétique » et d’édicter des paramètres pour veiller à ce que les éventuelles mentions soient informatives, vérifiables et non trompeuses.

Cette loi a été élaborée « pour fournir le choix aux consommateurs et n’implique pas qu’il y ait des risques pour la santé ou la sécurité associés aux produits dans son domaine d’application », a indiqué l’Office des normes générales du Canada.

Selon ces critères, les produits alimentaires devront comprendre moins de 5 % d’OGM par ingrédient pour être étiquetés « non issu du génie génétique ».

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« La rapidité avec laquelle les étiquettes apparaîtront sur les emballages sera liée à l’importance attribuée par les consommateurs à la norme facultative », a estimé Jeanne Cruikshank, une représentante du secteur de la distribution alimentaire qui a participé à l’élaboration de cette norme.

Au cours de l’automne 2001, une proposition de loi sur l’étiquetage obligatoire n’avait pas été adoptée par le parlement canadien. Quelques mois plus tard, la publication d’un rapport officiel assurant que la nocivité des OGM n’était pas démontrée avait conforté le gouvernement canadien dans sa décision de ne pas légiférer.

Avec 4,4 millions d’hectares cultivés en 2003, le Canada est le troisième pays producteur mondial d’OGM derrière les Etats-Unis et l’Argentine.