Chaque année, les Français consomment près de 3 millions de tonnes de produits appertisés (légumes, sauces, fruits, thon, …) qui sont majoritairement conditionnés en bocaux de verre ou en boîtes métal (aluminum, acier,…). Mais les cartons se positionnent désormais en concurrents de ces deux matériaux traditionnels, explique l’inventeur de la brique alimentaire, le suédois Tetra Pak.
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« Des alternatives à l’acier et au verre existent déjà sur le marché comme la Stand Up Pouch* (SUP) ou bien encore l’emballage Tetra Recart de Tetra Pak. Le groupe suédois vient ainsi de faire réaliser par Bio Intelligence Service une analyse du cycle de vie (ACV) de la Stand Up Pouch et de la brique alimentaire qui démontrent que ces conditionnements présentent un bilan environnemental global très proche et que leur empreinte écologique est plus faible en termes d’émissions de gaz à effet de serre. Cependant, ajoute-t-il, seul l’emballage Tetra Recart est constitué majoritairement d’un matériau issu d’une ressource renouvelable. Selon ces bilans comparatifs, le verre émettrait près de trois fois plus de CO 2 que la brique alimentaire ou la SUP, la boîte de conserve plus d’une fois et demie. Cet écart s’explique notamment par le fait que les fabrications des matériaux, qui génèrent un important rejet de gaz à effet de serre, sont en outre très gourmands en énergie (selon le cas la consommation en énergies non renouvelables pour la brique est près de deux à trois fois inférieure à d’autres matériaux). Enfin, le cycle de vie d’une boîte de conserve acier entraînerait une acidification de l’air près d’une fois et demie fois plus élevée que celle de la brique.