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Le cas alarmant des pays émergents

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Le gaspillage alimentaire fait partie des fléaux qui frappent les pays en développement. Les pertes subies par les récoltes non protégées après moisson sont considérables. Ces pays souffrent d’un manque criant d’unités de stockage modernes ou de silos et souvent les récoltes sont laissées sous des bâches, sur les champs. Un rapport de la FAO pointe qu’environ 14 % des récoltes sont perdues ou impropres à la consommation. Pour la seule Afrique, les pertes avantles procédés de traitement et de transformation varient de 10 à 20 %. Rien qu'en Afrique orientale et australe, les pertes sont estimées à 1,6 milliard de dollars par an, soit environ 13,5 pour cent de la valeur totale de la production de grains. Elles seraient du même ordre en Afrique centrale et de l'Ouest, la valeur totale des pertes post-récolte en Afrique subsaharienne serait de 4 milliards de dollars par an pour une production totale annuelle évaluée à 27 milliards de dollars (moyenne annuelle 2005-2007). C'est, en gros, l'équivalent de la valeur totale des importations céréalières de la région durant la même période. Viennent ensuite les pertes tout au long de la chaîne du transport et de la distribution.
En éliminant ces pertes, il serait possible de couvrir les trois cinquièmes de l'augmentation de la production nécessaire de céréales dans le monde d'ici 2050. L'autosuffisance alimentaire dans les pays en développement pourrait être amplifiée avec l'amélioration des infrastructures agricoles et des techniques de production.
Les députés européens invitent la Commission européenne à soutenir des actions dans ce sens.

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