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Parlement européen Le centre-droit à la tête des commissions de l'agriculture et de l'environnement

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La répartition des postes sera l'activité principale du Parlement européen lors de sa session constitutive, du 1er au 3 juillet à Strasbourg. Les présidences de la commission de l'agriculture et de la commission de l'environnement et de la sécurité alimentaire reviendront au groupe du Parti populaire européen (centre-droit), celle du commerce international aux sociaux-démocrates et celle des transports aux Verts.

LES groupes politiques du Parlement européen se sont déjà répartis, sur la base de leurs choix et des règles de proportionnalité, les présidences des commissions spécialisées avant la session constitutive de l'Assemblée qui se tient du 1er au 3 juillet à Strasbourg. Celle de l'agriculture et du développement rural revient au Parti populaire européen (PPE). Ce groupe, le plus nombreux, n'en avait pas fait une priorité, pas plus que le second groupe politique le plus important, les sociaux-démocrates (S&D). Mais il a voulu, entre autres, éviter le « péril vert » : le poste, peu convoité, aurait pu in fine échoir au Français José Bové. Le nom cité à ce stade pour la présidence de la «Comagri » est celui du député polonais réélu Czeslaw Sikiersky, vice-président sortant.

La 1ère vice-présidence de cette commission parlementaire devrait, mathématiquement, être occupée par un élu du groupe Europe libertés démocratie (EFDD), mené par le très eurosceptique Nigel Farage, de l'United Kingdom Independence Party.

Le commerce international pour les sociaux-démocrates

Le groupe du PPE doit également assurer la présidence de la commission parlementaire de l'environnement, la santé publique et la sécurité alimentaire, ainsi que celle de la pêche.

La présidence de la commission du commerce international et de celle des affaires économiques et monétaires revient au groupe S&D, les transports aux Verts, le budget et le développement régional aux libéraux (ADLE), l'emploi à la Gauche unitaire (GUE), la sécurité et la défense et les affaires constitutionnelles aux conservateurs et réformistes (ECR), les pétitions à l'EFDD.

Commission européenne : Juncker, Oettinger,... Ciolos

LA nomination du président de la prochaine Commission européenne était au menu du déjeuner des chefs d'État et de gouvernement des Vingt-huit réunis le 27 juin à Bruxelles. C'est Jean-Claude Juncker (Parti populaire européen) qui devrait être proposé par le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, aux États membres puis au Parlement européen en vue d'un vote sur son nom mi-juillet à Strasbourg. L'ancien premier ministre du Luxembourg semblait disposer sur le papier d'une nette majorité, seuls le Royaume-Uni et la Hongrie étant ouvertement contre lui.

Par ailleurs, Angela Merkel a désigné Günther Oettinger pour un nouveau mandat de cinq ans au sein de la nouvelle Commission qui doit prendre ses fonctions en novembre. La chancelière allemande souhaite que celui-ci conserve son portefeuille actuel, l'énergie.

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La décision de Berlin rend totalement caduque la règle non écrite qu'avait fixée le président de l'exécutif sortant, José Manuel Barroso, selon laquelle un commissaire effectuant un second mandat ne devait pas occuper la même fonction. Ce qui, d'une certaine manière, augmente encore les chances de Dacian Ciolos, candidat de la Roumanie, de se voir confier une nouvelle fois le portefeuille de l'agriculture et du développement rural.

Sept groupes politiques

La composition politique des commissions du Parlement européen reflète celle de la plénière. L'Assemblée entamera la nouvelle législature avec sept groupes politiques, la dirigeante du Front National (FN) français, Marine Le Pen, n'étant finalement pas parvenue à en former un.

Le groupe du PPE compte 221 membres (sur un total de 751), celui du S&D 191, l'ECR 70, l'ADLE 67, la Gauche unitaire 52, les Verts 50, le groupe EFDD 48. Les non-inscrits sont au nombre de 52.

Les groupes politiques jouent un rôle essentiel dans l'agenda du Parlement européen, le choix de son président, des vice-présidents, des présidents des commissions et des rapporteurs, ainsi que dans la répartition du temps de parole lors des débats.

Les groupes socialiste et démocrate-chrétien se sont d'ailleurs partagés la présidence du Parlement européen. L'Allemand Martin Schulz (S&D), président sortant, devant entamer la première moitié de la législature, suivi par un député du PPE (qui pourrait être éventuellement le Français Alain Lamassoure).