Le Conseil économique et social a rendu le 27 mai son avis sur le projet de loi d’orientation du Grenelle de l’environnement (Grenelle I). Sur le volet agricole, il juge les objectifs de développement du « bio » trop ambitieux en l’état du marché.
L’objectif de 6% de surface en agriculture biologique en 2013 et 20% en 2020 présente un « risque de déséquilibre de marché, à moyen terme, que les crédits d’impôts ne sauraient compenser si on ne veille pas à la bonne adéquation entre l’offre et la demande », estime le Conseil économique et social (CES) dans son avis. Le CES souhaite que les autres modes de production agricole, « à faible empreinte écologique », puissent être recensés dans l’objectif de 20% d’ici 2012. Il appelle également à ne pas stigmatiser tous les processus intensifs de production mais seulement ceux qui portent atteinte aux milieux naturels. Autre souhait : élaborer la trame verte sur une base contractuelle. Au chapitre des phytosanitaires, le CES approuve « l’approche pragmatique » du Grenelle (-50% en 10 ans, sous réserve de de méthodes alternatives) mais préconise pour leur distribution un suivi de la délivrance des conseils plutôt que la séparation entre vente et conseil. Sur le volet semences, la recherche de résistances naturelles des plantes doit être un des points essentiels à l’évaluation des critères de sélection, estime le CES, « mais le potentiel de rendement doit rester le premier objectif ». En matière forestière, le CES note qu’à défaut d’organisation et de regroupement de l’offre, les objectifs en termes de mobilisation supplémentaire ne pourront être tenus.
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