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Le CGAAER alerte sur les résistances aux traitements antiparasitaires

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Dans un rapport paru le 4 septembre, le CGAAER (ministère de l’Agriculture) tire la sonnette d’alarme sur les résistances aux traitements antiparasitaires en élevage, « en plein développement dans certaines espèces […] dans une relative indifférence en France ». En particulier, les filières ovins lait, caprins lait et équines sont « déjà dans une impasse » face aux parasites gastro-intestinaux (strongles, douves, etc.), car elles « disposent d’un nombre limité de molécules antiparasitaires mobilisables » et « nécessitent des traitements fréquents ». Notamment en cause : une « modalité de lutte quasi exclusivement chimique » depuis l’émergence des antiparasitaires de synthèse dans les années 50.

Par ailleurs, en raison d’importantes remises accordées aux prescripteurs, (« jusqu’à 70 % »), « le prix des antiparasitaires peut […] être relativement peu élevé pour l’éleveur, ce qui n’est pas de nature à encourager une utilisation particulièrement raisonnée ». Et les inspecteurs de rappeler que les antiparasitaires représentent un tiers des ventes de médicaments vétérinaires en France. La mission propose de « renforcer les contrôles en matière de délivrance », alors qu’un décret est attendu sur l’achat de médicaments vétérinaires sur internet, qui « contribuera assurément aussi à [les] rendre encore plus accessibles ».

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Alors que la résistance aux antiparasitaires reste largement méconnue, « la création d’un réseau de surveillance (ou observatoire) est désormais indispensable », estiment les inspecteurs du CGAAER. Ils appellent aussi à développer et harmoniser les tests de terrain en la matière. Le rapport propose enfin de former les éleveurs les plus exposés et de sensibiliser tous les autres, bref d’« éveiller les consciences du monde de l’élevage » sur ce « phénomène mondial d’importance croissante ».

Des médicaments facilement accessibles et peu onéreux