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Le changement climatique au centre de la recherche en sylviculture

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«Si les tempêtes se font de plus en plus fréquentes, faut-il encore planter de la forêt dans les Landes ? », a demandé, ironique, Yves Lesgourgues, directeur du CRPF Aquitaine (Centre Régional de la Propriété Forestière), mardi 30 juin à l’occasion des carrefour de l’innovation agronomique organisé par l’Inra autour d e la thématique « Sylviculture, forêts et tempêtes ». Pour la recherche, le défi est plus large : adapter la culture du pin maritime aux dérèglements climatiques à venir, que se soit la sécheresse, la multiplication des tempêtes ou l’apparition de nouveaux pathogènes. Pour cela, l’amélioration génétique des arbres est indispensable. Le groupe pin maritime du futur sélectionne les arbres en fonction de leur productivité, de leur résistance à la sécheresse et de la rectitude du tronc.
Les scientifiques supposent que ce dernier paramètre s’accompagne d’un meilleur maintien dans le sol. « Mais la sélection ne répond pas à tout, et il y a surtout des efforts à réaliser sur les pratiques sylvicoles », prévient Annie Raffin, chercheuse sur la génétique du pin à l’Inra de Bordeaux. Même son de cloche pour Frédéric Danjon.
Ce spécialiste du système racinaire du pin estime que la technique de plantation peut jouer un rôle important sur le maintien de l’arbre adulte. Enfin, Le « mitage » de la forêt landaise par la culture de maïs pose problème. Yves Brunet, directeur de recherche à l’Inra de Bordeaux, a montré que les turbulences liées au vent étaient bien plus importantes lorsque le paysage forestier était fragmenté et les lisières multiples.

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