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Distribution Le chiffre d’affaires halal de la distribution a grimpé de 23 %

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Les produits halal ont réalisé une hausse de 23% du chiffre d’affaires dans la distribution sur les 12 derniers mois en France, affirme une étude du cabinet de conseil Insights SymphonyIRI Group. L’ensemble du marché halal, y compris les produits frais traditionnels (boucherie notamment) et les achats dans les circuits traditionnels, est estimé à 5,5 milliards d’euros. Le marché des produits halal vendus en magasins, soit portant un code-barres, ne représente qu’environ 0,3% du marché des produits alimentaires (49,5 milliards d’euros). Il est cependant révélateur de la hausse de la consommation des produits halal, selon l’étude du cabinet de conseil. Les consommateurs de viande halal achètent surtout pendant les 5 semaines du ramadan et la semaine précédente. « Durant cette période, les ventes hebdomadaires de produits halal augmentent de 60% par rapport aux autres semaines de l’année. Les ventes sont nettement plus élevées sur les deux premières semaines », d’après l’enquête. L’étude montre que la consommation de produits halal est clairement liée à la population musulmane. La région parisienne représente par exemple « 32% de la consommation des produits halal pour un peu moins de 36% de population étrangère », originaire de Turquie, Algérie, Maroc, ou Tunisie.

Les associations de protection animale s’emparent du sujet. Selon une étude de 2009 du cabinet de conseil Solis, le marché halal a quasiment doublé en cinq ans et s’établit à 5,5 milliards d’euros, dont 1 milliard pour la restauration rapide. En attendant, une proposition de loi visant à « limiter la production de viande provenant d’animaux abattus sans étourdissement aux strictes nécessités prévues par la réglementation européenne » a été enregistrée au Sénat le 15 septembre. Il semblerait effectivement que nombre d’abattoirs pour sécuriser leurs ventes n’étourdissent plus les animaux avant abattage, répondant ainsi aux marchés halal et non halal. Les associations de protection animale sont ont évoqué le sujet puisque huit d’entre elles ont lancé le 10 novembre une campagne dénonçant « la souffrance des animaux et la tromperie des consommateurs ». Mais l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité a recalé leurs visuels d’affichage, « considérant qu’ils étaient de nature « à ridiculiser ou à choquer » les adeptes des rites concernés », explique la Fondation Brigitte Bardot. Selon cette association, « jusqu’à 60 % de la viande issue d’animaux abattus selon le rite musulman et jusqu’à 70% pour le rite israélite se retrouvent dans le circuit classique à l’insu des consommateurs ».

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