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Pesticides Le chlordécone généralisé dans les eaux martiniquaises

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Selon le dernier rapport de l’Ifen, la pollution des eaux par les pesticides est un problème majeur dans les Dom. Le texte souligne notamment la présence de chlordécone dans les Antilles.

Les départements d’outre-mer ne sont pas épargnés par la pollution des eaux due aux pesticides, selon le rapport 2003-2004 de l’Ifen, l’Institut français de l’environnement, publié en août 2006. Les analyses, qui étaient encore très limitées en nombre sur ces années-là, seulement une dizaine d’analyses par an et par département, montrent que les principales molécules quantifiées dans les eaux superficielles des Dom, tous réseaux confondus, sont, par ordre décroissant de pourcentage de quantification, le chlordécone, l’hexachlorocyclohexane bêta, l’atrazine déséthyl et le diuron. En eaux souterraines, ce sont l’atrazine, le diuron, le chlordécone et l’atrazine.

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Martinique : le chlordécone présent dans toutes les analyses

En fait, le plus gros « point noir » en Martinique et en Guadeloupe reste le chlordécone, un insecticide utilisé pour la culture de la banane jusqu’en 1993. Il reste très présent dans les eaux superficielles et souterraines de la Guadeloupe et de la Martinique. « L’exemple du chlordécone montre que les contaminations peuvent persister à un niveau élevé longtemps après l’interdiction des substances responsables », souligne l’Ifen. En Martinique, 100 % des analyses réalisées ont détecté la présence de chlordécone, tant dans les eaux superficielles que souterraines, tous réseaux confondus. En Guadeloupe, les pourcentages sont respectivement 12 % et 72 %. En 2004, les concentrations moyennes, tous réseaux confondus, dans les eaux martiniquaises sont de l’ordre de 0,1 µg/l pour les nappes et de 0,4 µg/l pour les rivières, avec un maximum de 1,6 µg/l. Le chlordécone n’a toutefois été responsable d’aucun déclassement de point d’eau.