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Le climat affecte aussi la végétation de bordure de champs

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La végétation des bordures de champs a évolué en dix ans : c’est la conclusion d’une étude menée par des chercheurs de l’Inrae et de l’Anses sur 500 parcelles agricoles en France hexagonale, publiée dans Ecology Letters fin février. L’objectif était de comprendre les effets du changement climatique et des pratiques agricoles sur ces plantes. Alors que, sur ces parcelles, la température moyenne a augmenté de 1,2 °C et que l’humidité des sols a diminué de 14 %, « les communautés de plantes des bordures de champs ont changé en conséquence pour inclure davantage d’espèces dotées de stratégies de tolérance à la chaleur et à l’aridité, au détriment d’espèces capables de résister aux perturbations liées aux pratiques agricoles ». En parallèle, les pratiques agricoles « n’ont pas significativement changé » à part « une légère baisse de la fréquence des fauchages des bordures de champs ».

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Selon les cas, les plantes de bordure de champs peuvent adopter trois stratégies, rappelle l’Inrae dans un communiqué : la stratégie stress-tolérante (aridité, sol peu fertile…) ; la stratégie de compétitivité ; la stratégie rudérale pour « résister aux perturbations » liées aux activités humaines ou à des événements naturels tels que les inondations. « Chaque plante ne peut adopter qu’une seule de ces stratégies à la fois », la végétation de bordure de champs reflète donc « des compromis entre ces différentes stratégies, selon les contraintes environnementales qui s’exercent le plus sur elles ». Côté solutions, pour préserver les capacités d’adaptation de cette végétation, l’étude évoque les « pratiques d’atténuation du changement climatique » comme les couverts végétaux et l’agroforesterie, mais aussi « la réduction d’usages d’intrants en agriculture ».

Les espèces végétales à stratégie compétitive et rudérale déclinent