Le 18 juin, la Charte pour une restauration collective responsable et durable de la nouvelle structure CIEC a été signée par quatre collectivités et dix établissements (1), sous l'impulsion de Bruno Renard, chef du service Vie du centre du CEA, en charge du bien-être des salariés. Elle constitue la première brique à la continuité du projet Manger bio local en entreprise porté par Corabio pendant trois ans et dont les entreprises signataires ont été actrices, dont le CEA de Grenoble qui avait déjà engagé une telle démarche sur la thématique de la mobilité des salariés. « L'idée est de poursuivre les échanges entre donneurs d'ordres et d'aller plus loin dans les actions à mettre en place, avance Bruno Renard à l'origine de ce club. Les actions porteront sur la restauration et les produits bio et locaux mais aussi sur des démarches plus vastes liées au gaspillage alimentaire ou à la gestion des déchets au sein des restaurants d'entreprise. » Le club travaillera sur une base de cahier des charges mis à la disposition des donneurs d'ordres pour que leurs restaurants d'entreprise répondent aux termes de la charte et prétendent à la labellisation CIEC. Les premières labellisations seront décernées dans quelques mois.
Partie de Rhône-Alpes grâce au projet initié par Corabio, cette action de lobbying et de benchmark a vocation à servir l'ensemble du territoire national.
(1) Les Villes de Grenoble, Fontaine, Sassenage et Montaud dans l'Isère et le CEA Grenoble, Orange, Groupe Casino, La Poste, CE Thalès Valence, STMicroelectronics Grenoble, ESRF, Schneider Electric, Somfy et Salomon-Mavic 40 000 repas quotidiens
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« En 2015, 30 % de notre chiffre d'affaires proviendront de nos clients restaurants d'entreprise, annonce Gérard Gayet, éleveur dans les Monts du Lyonnais et gérant de la plateforme Bio A Pro créée en 2009. Cette activité a pérennisé nos structures et permis de lisser les approvisionnements. Fortement dépendants des cantines scolaires à nos débuts, nous devions gérer la problématique des vacances scolaires. Grâce à la restauration d'entreprise, la planification des volumes est facilitée. » Bio A Pro fédère 60 producteurs du Rhône et de la Loire, 15 transformateurs. La plateforme qui a réalisé 1,1 million d'euros de chiffre d'affaires en 2014, emploie quatre collaborateurs et cherche à embaucher un animateur commercial. A sa création en 2009, la restauration d'entreprise représentait 8 % de ses 450 000 euros de chiffre d'affaires.
« Avec des volumes sécurisés, nous pouvons orienter les producteurs vers le bio, affirme Gérard Gayet. Plus les entreprises solliciteront le bio et plus les producteurs iront vers la conversion et la montée en valeur ajoutée. »