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Enseignement Le Cneap en congrès sur fond de restrictions budgétaires

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Le Conseil national de l’enseignement agricole privé (Cneap) débattra lors de son congrès les 22 et 23 mars à Issy (92) de ses projets et de leur réalisation dans un contexte budgétaire tendu qui se traduira, selon le Cneap, par 127 suppressions de postes d’enseignants à la rentrée 2006. Les effets seront importants sur les formations.

Yvon Le Norcy, secrétaire général du Cneap, a présenté le 15 mars les nombreux projets qui seront discutés lors du congrès : développer les services en milieu rural (notamment dans le cadre du plan Borloo pour l’emploi), créer de nouvelles classes de 4e et 3e qui doivent remplacer les Clippa (insertion pré-professionnelle par apprentissage), rénover le Bac technologie (les bacs « agroalimentaire » et « environnement » vont être fondus en un seul bac technologique), inscrire le BTS dans le dispositif LMD (licence-maîtrise-doctorat) européen, créer une certification professionnelle de niveau 2 (managers), réussir la déconcentration.

Ces projets vont être examinés dans un contexte de tension : « Les lycées du CNEAP doivent rendre 127 postes d’enseignants à la rentrée 2006 », alors qu’il manque déjà 120 professeurs (estimation du ministère de l’Agriculture), explique le responsable du Cneap.

Suppression de 127 postes d’enseignants

« On reconnaît la réussite des élèves – de plus en plus nombreux – de l’enseignement agricole privé, tant aux examens qu’en insertion dans le tissu social rural, alors pourquoi nous enlever des enseignants ? », s’interroge Yvon Le Norcy. Selon lui, les réductions budgétaires et suppressions de poste, qui se traduiront par des licenciements, vont entraîner des classes plus chargées en élèves, la suppression de certaines formation (deuxième langue vivante par exemple), la fermeture de classes… « Désormais, on touche à l’os », poursuit Yvon Le Norcy.

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Il souligne que depuis 2003, les absences d’enseignants (juqu’à 90 jours) ne sont pas remplacées. Les associations doivent assurer les cours. Il sera difficile de demander une plus grande contribution aux familles dont un bon nombre sont considérés comme ayant des moyens modestes.

« Il y a plus de boursiers dans l’enseignement agricole privé que dans l’enseignement public », poursuit le secrétaire général.

Les réponses du ministre, invité au congrès, à des questions financières devenues aïgues, sont très attendues.