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Interprofession Le CNIPT souhaite moins de surfaces de pomme de terre et plus de qualité

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Le CNIPT, Comité interprofessionnel de la pomme de terre non transformée, souhaite « moins de surfaces et plus de qualité, », a déclaré son président, Patrick Trillon, à son assemblée générale, qui s'est tenue le 11 décembre. Parallèlement à cet appel à une discipline collective, l'organisme lance une nouvelle campagne de communication, sur un thème déjà connu, celui de la segmentation culinaire.

«R EVENIR à moins de 105 000 hectares, ne mettre en marché que des produits de qualité, proposer des rayons alléchants, les pistes sont nombreuses et connues », pour sortir le marché de la pomme de terre de la déprime, a déclaré Patrick Trillon. Cette année, les superficies emblavées en pommes de terre s'élèvent à 121 000 hectares, encore plus qu'en 2013 (117 000 hectares). La production atteint un niveau historiquement élevé, à plus de 6 millions de tonnes, en hausse de 16%, et les cours très bas ne parviennent pas à déclencher l'acte d'achat dans les magasins.

Campagne de communication : retour à la segmentation culinaire

D'où cet appel du président du CNIPT : « Conjointement, producteurs, négociants, commerçants, nous devons retrouver les équilibres de volumes et de valeur ». Un peu comme dans le secteur du vin, rompu depuis près d'un siècle à la notion de segmentation des marchés dans la discipline collective, le CNIPT réactive le thème de la segmentation culinaire, à travers une campagne de communication qui apparaîtra du 1er au 28 février sur les écrans sur le thème : « Chaque pomme de terre s'exprime à sa manière ». Cette communication met en avant la segmentation culinaire par les usages. « Cette signature est un clin d'œil à une précédente campagne collective à succès des années 1990, qui avait accompagné la filière pomme de terre dans l'instauration de la segmentation culinaire auprès du consommateur », a précisé le CNIPT. La nouvelle communication réaffirme ainsi aux consommateurs qu'à chaque sorte de pomme de terre correspond un usage culinaire (pommes de terre à l'eau, au four…). Le message clé, « chaque pomme de terre s'exprime à sa manière », « doit inciter les consommateurs à acheter deux ou trois types de pommes de terre plutôt qu'un seul », a résumé Patrick Trillon. (MN)

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Un fort potentiel de débanalisation

LA pomme de terre a un fort potentiel de débanalisation, a montré l'assemblée générale du CNIPT à travers les exposés de Ronan Chastellier, sociologue, et de Carole Blandin, responsable des campagnes de communication au CNIPT. En effet, l'éventail des gammes est large. Dans la catégorie du « snobisme alimentaire », la ratte d'Israël se vend à 8 euros le kilo en épicerie de luxe. Dans la catégorie « nutrition-santé », les jeunes générations sont réceptives à l'aliment énergisant, qui apporte des sucres lents, tout en étant bon marché et simple à cuisiner, voire festif (frites, poêlée forestière, écrasé de pommes de terre). S'agissant du format de l'emballage, celui de 2,5 kilos est le cœur de cible, mais il manque un format qui serait plus adapté aux étudiants, celui d'un kilo, a expliqué Ronan Chastellier. Enfin, plusieurs segments attendent d'être développés à plus grande échelle : la pomme de terre micro-ondable et la pomme de terre sans peau, qui évite la corvée d'épluchage.