Le Comité national des interprofessions des vins à appellation d’origine (Cniv) a voté une motion le 26 février pour demander une meilleure représentativité des bassins de production viticole au sein du conseil de direction de Viniflhor.
Au sein du Conseil d’administration de l’office, deux tiers des représentants seront issus des dix bassins de production (soit vingt représentants) et un tiers des organisations nationales (10 représentants). Sur les vingt représentants des bassins, onze à douze sont issus d’interprofessions et les autres sont des personnalités qualifiées (syndicats professionnels, comité régionaux de l’INAO…). Seuls les professionnels peuvent voter.
« On a deux représentants par bassin de production. Par exemple, il y a deux représentants pour le Languedoc Roussillon, le plus grand vignoble de France, et deux représentants pour la Corse. Autre exemple : la Provence qui est la première région de production du rosé au monde, n’est pas représentée. Qui peut expliquer et défendre les problématiques du rosé ? », explique Jérôme Agostini.
« Il y a un déséquilibre de représentation qui exaspère beaucoup de régions. Trois d’entre elles demandent à être mieux représentées : l’Aquitaine, le Languedoc-Roussillon et le bassin Provence-Rhône», poursuit le directeur du Cinv.
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Quelle place dans le grand office ?
Dans sa réflexion, la filière anticipe la dissolution de Viniflhor dans FranceAgriMer (le décret créant l’office sera probablement publié en mai), ont expliqué les responsables du Cniv.
« Toutes les discussions financières se feront au sein du grand office. C’est un instrument qui correspond à une politique agricole qui n’est plus déclinée par filière », a analysé Jérôme Agostini, directeur du Cniv.
Le conseil de direction de FranceAgriMer accueillera treize représentants par filière. Les membres de la filière viticole s’inquiètent de leur place au sein de ce grand office, le sujet est encore en discussion. Une rencontre a eu lieu avec le directeur de cabinet du ministre le 28 février pour évoquer ces questions et laisse à penser au Comité qu’une évolution des règles de représentation est possible.