Nouveau venu dans le paysage alimentaire français, le Conseil national pour la résilience alimentaire (CNRA) publie le 8 avril un baromètre de la « résilience alimentaire ». L’objectif : « Mettre en vitrine une série d’indicateurs pour interpeller et inciter au passage à l’action », explique Guillaume Fourdinier, vice-président du CNRA et fondateur d’Agricool, start-up spécialisée dans l’agriculture urbaine.
Sous forme de carte, ce baromètre reprend sept indicateurs déclinés pour chaque département métropolitain : l’adéquation entre production agricole et besoins alimentaires d’un territoire ; la photographie et l’évolution de la population agricole ; la politique foncière ; les pratiques agricoles durables ; la présence de réseaux de distribution en circuits de proximité ; la présence d’outils de transformation ; et enfin le nombre de projets alimentaires territoriaux (PAT).
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L’idée est de pouvoir mesurer le progrès effectué année après année. « Le CNRA n’a inventé aucun indicateur », explique Guillaume Fourdinier. Le baromètre est en effet basé sur les travaux de l’association les Greniers d’Abondance et de l’Inrae, par le biais du RMT Alimentation locale.
« C’est un début », convient Maximilien Rouer, président du CNRA et cofondateur de La Note globale. « Ce qui nous intéresse, c’est de faciliter les échanges et le partage », explique-t-il. Ajoutant vouloir « dépasser un historique mortifère et construire ensemble avec l’objectif commun de la résilience alimentaire » qu’il définit comme la « capacité des systèmes alimentaires à produire une alimentation adaptée, suffisante et accessible à tous même en temps de crise ».