Abonné

Normes Le Codex se penche sur l’étiquetage des vitamines

- - 3 min

Plus de 100 pays, dont une trentaine de pays en développement, participaient cette semaine à Rome à la 28e session de la Commission du Codex Alimentarius, afin d’adopter de nouvelles normes sur la salubrité et la qualité des aliments.

Etiquetage des vitamines, codes d’hygiène pour l’industrie de la viande et normes pour des produits sous indication géographique sont au menu des travaux du Codex Alimentarius, commission conjointe de l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui édicte des normes visant à protéger la santé des consommateurs dans le monde entier et améliorer la qualité des aliments et les débouchés commerciaux.

Un des projets de normes à l’étude et relatif à l’étiquetage des vitamines et minéraux a récemment suscité des controverses. Ce projet vise à fournir aux consommateurs des indications sur les niveaux maximum de consommation des compléments alimentaires en vitamines et minéraux, en tenant compte du fait que tout excès de ces substances peut être nocif.

La base pour de telles directives internationales existe déjà à l’échelle nationale pour certains Etats membres du Codex. Si sa Commission les adopte, elles ne remplaceront pas les normes nationales en vigueur. Elles ne créeront pas non plus de nouvelles réglementations nationales en l’absence de législation, mais elles pourront servir de lignes d’orientation pour les pays choisissant de renforcer l’information du consommateur en la matière. Aucune décision du Codex ne pourra entraîner la prescription d’ordonnances médicales pour ces compléments alimentaires actuellement en vente libre. Pour Kazuaki Miyagishima, secrétaire de la Commission du Codex Alimentarius, « les directives sont censées aider les autorités nationales lorsqu’elles envisagent d’adopter des normes dans leurs pays ». « Elles aideraient en outre les consommateurs à utiliser ces compléments alimentaires de manière sûre et efficace grâce à une meilleure information sur l’étiquette ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Le Codex examinera également deux nouveaux codes d’usages en matière d’hygiène de la viande et de réduction de la résistance aux microbes. Une dizaine de codes individuels de bonnes pratiques hygiéniques concernant la viande ont de grandes chances d’être remplacés par un code scientifique sur l’hygiène de la viande.

En revanche, une question controversée est à l’ordre du jour concernant le parmesan. Toute norme de qualité du Codex pour des produits portant l’indication d’origine géographique dépendra de l’issue de cette question qui est en suspens depuis plusieurs années car les opinions des Etats membres divergent sur ce point.