La biscuiterie artisanale le Collectif des Gourmandes a lancé une campagne de financement participation de don pour don afin de récolter 17 000 euros pour financer son passage au bio. La start-up espère arriver à un chiffre d’affaires de 1 million d’euros cette année.
La biscuiterie artisanale le Collectif des Gourmandes veut passer au bio. "L’objectif est d’arriver à une production 100 % bio à l’horizon 2020", explique Laurence Rolland, la fondatrice, "un virage stratégique qui n’est pas évident à amorcer". Pour y arriver, l’entreprise créée en 2010 a lancé une campagne de financement participatif. Une collecte don contre don, allant de l’assortiment de biscuits à des ateliers pour apprendre la technique de fabrication, est actuellement ouverte sur la plateforme Bulb in Town jusqu’au 19 mai.
Le Collectif des Gourmandes a besoin de 17 000 euros pour l’aménagement d’un espace dédié au stockage des matières premières. En cas de succès de l’opération, 25 000 euros lui permettraient d’agrandir le laboratoire et d’acquérir une chambre froide, et 28 000 euros pourraient financer la création d’un site e-commerce. Un choix de financement don pour don dont la fondatrice se félicite. "Malgré nos deux levées de fonds, nous sommes hors critères pour récolter des fonds auprès des banques, mais des consommateurs nous soutiennent. Nous avons pensé que le don pour don était la meilleure façon de récolter des fonds tout en maintenant le lien avec nos partenaires, fournisseurs, consommateurs et clients", explique Laurence Rolland.
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À terme, le Collectif des Gourmandes compte vendre ses produits bio sans gluten (agrément Afdiag) dans les grandes surfaces spécialisées et ses produits bio standards dans la grande distribution. En 2017, l’entreprise qui compte 9 salariés avec la fondatrice actuellement devrait "frôler le million d’euros de chiffre d’affaires" selon sa dirigeante, contre 700 000 euros en 2016. Cette dernière compte procéder à "cinq embauches d’ici fin 2018, essentiellement sur la partie commerciale".
Laurence Rolland détient toujours 49 % du capital, le solde est entre les mains de Midi Pyrénées Croissance (Irdi) et d’Intellagri (fonds de l’école d’ingénieurs de Purpan).