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Exportation/Stratégie Le comité Asie vise des résultats concrets pour accroître les exportations agroalimentaires

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« Il ne s’agit pas d’un comité Théodule supplémentaire, mais d’un groupe de grandes entreprises et PME dont on attend des propositions » qui permettront de relancer les exportations agroalimentaires de la France vers six pays cibles en Asie, a souligné Nicole Bricq , ministre du Commerce extérieur qui avec Guillaume Garot, ministre délégué chargé de l’Agroalimentaire ont installé le 14 janvier ce comité Asie (voir Agra Alimentation N° 2226 du 10 janvier). « Il aura effectivement des objectifs en termes financiers et économiques et entend aller vite », précise Michel Nalet, du groupe Lactalis qui a été désigné pour présider ce groupe qui réunira des grands noms et des PME de l’agroalimentaire (1) et des partenaires institutionnels, autour d’un seul objectif « permettre à la France de gagner des parts de marchés dans des pays en très forte croissance », selon la ministre. Pour elle, l’originalité de cette structure novatrice que met en place la filière agroalimentaire, une première en France, est d’associer des entreprises et des administrations, pour faire des propositions, pas uniquement au ministère de l’Agriculture, mais également au Trésor.

Accompagner et promouvoir les entreprises

« La première étape consistera à faire un bilan et une évaluation de ce qui a fait dans le passé, car tout n’est pas à balayer d’un revers de main. Mais il faut aller plus encore plus loin, dans une perspective qui se veut durable », souligne Michel Nalet. Il s’agira de recencer et évaluer les actions de promotion qui ont pu être faites par Ubifrance, Sopexa ou FranceAgriMer, les régions ou interprofessions afin de voir si les budgets ont été utilement dépensés. Il s’agira alors d’améliorer la présence sur les salons, définir des opérations innovantes complémentaires pour renforcer la présence française et quelles opérations de lobbying mettre en place pour améliorer les positions nationales. Le comité disposera de quatre sections représentant l’amont de la filière (machinisme agricole, intrants, génétique, logistique), la section végétale incluant fruits et légumes, céréales et éthanol, la section animale (animaux vivants, viande et produits laitiers) et les produits de l’industrie agroalimentaire (vins et spiritueux et produits de seconde transformation). « Le temps nous est compté et des premières propositions seront présentées début février », précise Michel Nalet. Un point d’étape sera ensuite effectué tous les 3 mois. Il n’exclut pas de faire appel à des aides financières si des actions concrètes demandent des budgets renforcés. La grande distribution pour l’heure n’est pas représentée « car ils ne vendent que des produits chinois en Chine » relève le président du comité, mais ils pourront contribuer de par leur connaissance des aspirations alimentaires des consommateurs de ces pays cibles (2).

[1] Bongrain, Bel, Borie-Manoux, Axema/Buchervalin, Synacomex, Blue Whale, Charbonneaux Brabant, Rougie, Charles Faraud, Pernod Ricard, Danone, Loc’maria, Valrhona-Revillon, Yabon, SVA, Leadex, Gene+, Roquette, Cooperl, Delpeyrat, Loste, Sacor, Parcs St Kerber, Soulard, Sasso
(2) Chine (1,5 milliard acheté en 2011), Japon (1,002 milliard), Singapour (786 millions), Hong Kong (678 millions), Corée (250 millions) et Taïwan (191 millions).

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