Abonné

Bilan de santé de la Pac Le comité de suivi des grandes cultures va plancher sur des mesures d’adaptation

- - 3 min

Le 14 avril, le ministère de l’Alimentation a enfin installé le comité de suivi des grandes cultures. La prochaine séance est prévue le 6 mai. Entretemps, trois groupes de travail techniques auront commencé à plancher sur les mesures à prendre.

C’est sans la présence de Bruno Le Maire, arrivé en fin de séance, qu’a démarré le lancement du comité de suivi des grandes cultures, le 14 avril. Celui-ci a donc réuni des élus des organisations syndicales ainsi que des membres de l’APCA (Assemblée permanente des chambres d’agriculture), de FranceAgriMer et des services du ministère. Objectif de ce comité prévu à la suite de la mise en œuvre du bilan de santé de la Pac : proposer les adaptations qui permettraient aux céréaliers de faire face à une conjoncture économique difficile et à la baisse de leurs aides directes. Le président de la République l’a annoncé lors d’une visite en Essonne le 12 avril, les conclusions de ce comité seront rendues en fin d’année, lorsque la visibilité sur la campagne de commercialisation sera meilleure. A priori, l’idée du ministère serait de mettre en place des mesures simples, facilement réalisables à court terme.

Prolonger la mesure de diversité des assolements
Cette première séance a permis à chacun de s’exprimer. Orama a mis l’accent sur un versement anticipé des aides Pac au 16 octobre, des reports d’annuités afin de diminuer les charges fiscales, sociales et financières, le calcul des cotisations sociales sur l’année n, la suppression du plancher pour le calcul des cotisations d’assurance maladie. En ce qui concerne la production, le syndicat souhaite une réévaluation de l’intérêt des mesures environnementales, ce qu’a évoqué Bruno Le Maire dans plusieurs de ses interventions. L’aménagement des MAE (Mesures agro-environnementales) rotationnelles pour les rendre plus accessibles et le prolongement de la mesure de diversité des assolements, valable uniquement pour 2010, ont également été demandés. Producteurs et collecteurs ont aussi proposé des mesures destinées à renforcer la compétitivité de la filière. Parmi elles : la généralisation des camions de 44 t, le crédit export ou des aides pour le stockage des céréales, difficile cette campagne et peut-être la prochaine.

Prochain rendez-vous le 6 mai
Pour sa part, la Confédération paysanne s’est notamment attachée à la défense d’un filet de protection pour les producteurs plutôt que pour les productions. La Coordination rurale a de son côté défendu une plus grande liberté des agriculteurs, demandant entre autres la libre commercialisation des céréales et la suppression de taxes comme la CVO (Cotistion volontaire obligatoire) en blé tendre.
Le prochain comité de suivi devrait avoir lieu le 6 mai. En attendant, trois groupes de travail réunissant notamment des représentants d’organismes techniques se seront constitués autour de trois thèmes : les revenus et la compétitivité au sein de la filière, les marchés des grandes cultures, les contraintes spécifiques à ce secteur. Ils se rencontreront dès cette semaine. Ce programme ne devrait pas remettre en cause la manifestation prévue le 27 avril à Paris par les céréaliers de la FNSEA.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.