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Bien-être animal Le commissaire européen défend son plan d’action

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Face aux critiques des organisations professionnelles, Markos Kyprianou a plaidé en faveur de son plan d’action 2006-2010 sur le bien-être animal, lors de la conférence organisée par la présidence autrichienne sur ce thème, le 31 mars. Le commissaire en charge de la santé et de la protection des consommateurs a notamment minimisé les conséquences économiques des mesures sur les élevages.

Après les ministres de l’Agriculture en février dernier Voir n°3045 du 27/02/2006, les organisations professionnelles ont à leur tour affiché leur peu d’enthousiasme pour les nouvelles normes de bien-être animal proposées par la Commission de Bruxelles dans son plan d’action 2006-2010. « Les répercussions économiques pourraient conduire à une perte de compétitivité de l’industrie agroalimentaire européenne par rapport aux importations », a prévenu Rudolph Schwarzböck, le président du Copa, en rappelant que l’Union européenne était d’ores et déjà dotée d’une législation qui assure un haut niveau de protection des animaux. Rudolph Schwarzböck a insisté pour que chaque proposition de la Commission soit accompagnée d’études d’impact économique et de mesures concrètes pour éliminer les distorsions de concurrence subies par le secteur agricole européen.

« Cadre réglementaire international »

De son côté, Sonja van Tichelem, directrice de l’Eurogroup for Animal Welfare a dénoncé le manque d’initiative de l’Europe au plan international. « Les recommandations de l’OIE sont insuffisantes, il faut un cadre réglementaire international », défend-elle. Comme cela s’est fait avec le Chili et le Canada, Mme van Tichelem réclame l’intégration de cette problématique dans les relations bilatérales de l’Union européenne.

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Balayant les critiques, le commissaire Markos Kyprianou, chargé de la santé et de la protection des consommateurs, a affirmé que « l’impact économique entraîné par la mise en place de mesures pour le bien-être animal est marginal par rapport au coût de production total». Quand bien même leur impact ne serait pas négligeable, les consommateurs sont prêts à payer plus pour des produits qui respectent des critères de bien-être animal, a soutenu le commissaire.

« Le produit gagnera en compétitivité »

« En communiquant sur les conditions d’élevage des poulets de chair, on instaurera davantage de confiance chez les consommateurs, et ces produits gagneront en compétitivité», a-t-il assuré. Selon lui, « c’est le moment ou jamais d’agir (...) car c’est un moyen de regagner la confiance des consommateurs dans cette période de crise ». En définitive, le commissaire estime que « l’Europe a les moyens de devenir le leader en matière de produits agricoles issus d’une agriculture respectant le bien-être animal». Le commissaire a confirmé son intention de faire de nouvelles propositions concrètes dans les prochains mois.