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Bien-être animal Le compromis sur la protection des poulets de chair vivement critiqué

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L’Autriche et les Pays-Bas dénoncent fermement le compromis auquel sont parvenus les Vingt-sept, le 7 mai dernier, sur la directive fixant des règles minimales de protection des poulets destinés à la production de viande . Ces deux délégations estiment qu’il fait la part belle aux intérêts industriels des grands pays producteurs de viande de volaille.

Alors que la directive sur les normes minimales de bien-être des poulets de chair doit être adoptée par les Vingt-sept sans discussion au cours d’un prochain Conseil, l’Autriche et les Pays-Bas ont l’intention d’indiquer clairement leur hostilité au compromis décroché par la présidence allemande de l’UE le 7 mai dernier. Au moment de son adoption définitive, l’Autriche devrait dénoncer les « nombreuses concessions » faites aux grands pays producteurs de viande de volaille. « La proposition, dans son état actuel, ne réduit que dans une faible mesure les désavantages concurrentiels pour les Etats membres qui appliquent des normes strictes », déplore Vienne. Celle-ci considère que la possibilité d’augmenter jusqu’à 42 kg/m 2 la densité des élevages en cas de taux de mortalité particulièrement bas constitue un compromis « tout juste acceptable ». De façon générale, l’Autriche « éprouve des difficultés à approuver cette proposition amendée », même si, reconnaît-elle, « il est clair que le texte va dans la bonne direction ».

« Peu de garanties »

De son côté, les Pays-Bas réclament la négociation, à l’avenir, d’une nouvelle directive basée sur un « plus grand nombre d’indicateurs » et pas uniquement sur la densité des élevages. Car, dénonce cette délégation, « bien que la directive vise à garantir le bien-être des animaux, les exploitations présentant des taux élevés de mortalité et de dermatite de la pelote plantaire pourront y être conformes ». Au final, les Pays-Bas considèrent que la nouvelle directive « n’offre que peu de garanties d’obtenir le degré le plus élevé de protection du bien-être des animaux ».

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Par ailleurs, en marge de l’adoption du texte, la Commission de Bruxelles devrait, pour sa part, s’engager à intensifier les négociations avec les partenaires commerciaux de la Communauté « afin de s’accorder sur des exigences en matière de bien-être animal équivalentes à celles qui sont appliquées dans l’Union européenne ».