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Le comté veut renforcer son cahier des charges et son image artisanale

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Après « plus de deux ans de travaux », le comité interprofessionnel du comté a adopté des propositions pour le futur cahier des charges du comté AOP, lors de son assemblée générale qui s’est tenue le 29 juin à Poligny. Afin « de rester dans le peloton de tête des produits reconnus tant en France qu’à l’international », l’objectif est de « renforcer le cahier des charges pour bien conserver le côté artisanal du comté », soutient Claude Vermot Desroches, président du comité interprofessionnel du comté.

Une des mesures phares est la limitation de la production par exploitation à 1,2 million de litres de lait. De plus, pour préserver « les savoir-faire faits à la main » et éviter « les risques d’industrialisation », les « actes essentiels ne doivent pas être shuntés par des technologies qui banaliseraient ce fromage », averti le président de l’interprofession.

Parmi les principales modifications sur le plan environnemental : l’obligation de mise en place d’un plan et d’un cahier d’épandage pour toutes les exploitations, et non plus que pour les seules exploitations classées, et une restriction de l’épandage en sortie d’hiver.

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Sur le bien-être animal, la productivité serait limitée à 8 500 litres par vache chaque année. Côté alimentation, la filière souhaite restreindre l’affouragement en vert à 75 jours par an et pour la moitié de la ration seulement. De plus, la surface disponible par vache laitière serait portée à 1,3 hectare au lieu d’un hectare actuellement.

Les étapes à venir sont une concertation avec l’Institut national des appellations d’origine (INAO) et l’élaboration d’un plan de contrôle avant la présentation à la Commission européenne. Mais déjà des points s’annoncent difficiles, notamment la limitation de la taille des exploitations mais aussi des fruitières, qui pourrait être contraire au droit de la concurrence.

Une des mesures phares est la limitation de la production par exploitation à 1,2 million de litres de lait.