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UE/CIAA Le congrès 2010 de la CIAA prône l’innovation au nom de la compétitivité des industriels

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L’innovation est un élément essentiel pour stimuler la compétitivité future de l’industrie agroalimentaire en Europe et qui pourrait contribuer à relever les défis de demain. C’est en quelque sorte l’une des principales conclusions sur laquelle se sont mis d’accord les quelque 300 participants au congrès 2010 de la CIAA (Confédération des industries agroalimentaires de l’UE) organisé les 18 et 19 novembre à Bruxelles. Les participants ont également appelé la société civile à porter un « regard neuf » sur les nouvelles technologies et en particulier les OGM (organismes génétiquement modifiés) et les nanotechnologies.

Comment l’industrie alimentaire et des boissons peut-elle s’y prendre pour parvenir à satisfaire une demande mondiale en perpétuelle croissance ? A cette question posée lors d’une des quatre sessions du congrès 2010 de la CIAA, certains représentants de l’industrie, comme Frank van Lierde, vice-président exécutif de la société Cargill, ont appelé la société civile et les consommateurs européens à avoir un « regard neuf » sur les nouvelles technologies que sont les biotechnologies, les organismes génétiquement modifiés (OGM). Ils les ont également invités à veiller à ce que les nouvelles possibilités offertes par les technologies émergentes -telles que les nanotechnologies- soient pleinement acceptées afin d’être mises en œuvre afin de permettre à l’industrie européenne de ne pas être larguée par la concurrence mondiale et en particulier celle des pays émergents. D’autres intervenants, comme Attilio Zanetti, p.-d.g. de Zanetti S.p.A (fromage Grana Padano), ont souligné à cet effet l’importance des partenariats dans la construction de « l’acceptation sociale » en ce qui concerne l’innovation et les technologies émergentes.

Augmenter le financement privé de la recherche et de l’innovation
Diego Canga-Fano, chef de cabinet-adjoint de la DG Industrie et entreprises à la Commission européenne (venu en lieu et place du commissaire Antonio Tajani), a indiqué que l’UE doit investir davantage pour financer les entreprises innovantes et qu’à cet effet, la Commission fera des propositions pour que l’UE mette en place « une nouvelle génération d’instruments financiers apte à générer une importante augmentation du financement privé pour la recherche et l’innovation ». Pour réaliser des percées sur les marchés mondiaux, le représentant de la DG industrie a affirmé que la Commission va proposer une nouvelle approche : « Les partenariats européens de l’innovation ». Des partenariats qui réuniront tous les acteurs concernés aux niveaux européen, national et régional à travers la recherche dans son ensemble et toute la chaîne d’innovation. Ils devront notamment contribuer à coordonner les investissements en matière de démonstration et de pilotes et à anticiper et accélérer la législation et les normes nécessaires. Diego Canga-Fano a précisé que cette nouvelle approche sera testée dans un domaine où l’UE a déjà de nombreuses initiatives en cours et où l’alimentation aura certainement une place importante : le « vieillissement sain et actif ». Selon lui, l’industrie agroalimentaire et ses partenaires devraient jouer un rôle important dans ce cadre. Le représentant du commissaire Tajani a par ailleurs souligné qu’une stratégie visant à renforcer la normalisation européenne sera présentée afin de répondre aux besoins de l’industrie. Rappelant que les normes sont essentielles à l’innovation, il a indiqué que dans le secteur alimentaire, elles pourraient par exemple appuyer les travaux de la table ronde sur la consommation et la production alimentaire durables dans laquelle la CIAA est particulièrement active.

Renouveler les engagements de la plate-forme
Les débats sur la question de savoir « comment des aliments améliorés – et notamment de “nouveaux aliments” innovants – peuvent apporter une réponse satisfaisante aux besoins des consommateurs », ont permis au commissaire européen à la santé, John Dalli, de se féliciter des partenariats « efficaces » qui se sont noués par le biais de la « Plate-forme européenne d’action sur l’alimentation, l’activité physique et la santé ». Une plate-forme qui regroupe les différents acteurs, producteurs de denrées alimentaires, entreprises de publicité, associations de professionnels et d’autres ONG et qui les incite à travailler de concert pour lutter contre la surcharge pondérale et l’obésité. Le commissaire a précisé que le nombre des engagements pris par les membres de la plate-forme s’élève actuellement à 292. Engagements qui couvrent un large éventail de mesures et notamment l’amélioration de l’information des consommateurs, la promotion des activités physiques, le marketing et la publicité responsable, en particulier en direction des enfants et les travaux sur la reformulation des produits alimentaires. John Dalli s’est félicité des « résultats positifs » de l’évaluation de la plate-forme publiés en juillet 2010, et en particulier en ce qui concerne l’évaluation favorable des initiatives d’auto-réglementation dans des domaines cruciaux tels que la publicité destinée aux enfants et la reformulation des aliments. A l’adresse des représentants de l’industrie, le commissaire a souligné que leurs activités « devraient clairement inclure des efforts continus dans la reformulation de la nourriture, la taille des portions et l’étiquetage des aliments ainsi que le renforcement de la commercialisation responsable des aliments et boissons, en particulier destinés aux enfants. » C’est pourquoi il a appelé les membres de la plate-forme à renouveler leurs engagements pour 2011.

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