Une trentaine de producteurs de lait membres du conseil d’administration de la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait) s’est invitée au siège du groupe Bongrain à Viroflay, le 8 septembre. Cette « pause casse-croûte » improvisée a été marquée par quelque collages d’affichettes au slogan de « cette marque paie mal les producteurs de lait » et un contact téléphonique avec les dirigeants de Bongrain. La FNPL, à l’issue de cette discussion, a appelé à la poursuite et à l’amplification des actions. Le syndicat appelle à des « journées noires » pour les transformateurs dans les prochains jours.
« Nous avons assisté à une petite ouverture», admet Henri Brichart, président de la FNPL, suite à sa conversation téléphonique avec les dirigeants du groupe Bongrain en déplacement à l’étranger. Les dirigeants de Bongrain ont indiqué n’être pas complètement bloqués au niveau de la discussion sur le prix du lait. Il n’empêche : ce groupe « symbole » reconduit sa baisse de juillet à - 10,33 euros/1000 litres pour le mois d’août. L’accord interprofessionnel du 30 mai 2005 donne une tendance à -3,5 euros/1000 litres rappelle les producteurs. La quasi totalité des entreprises appliquent la même baisse en août qu’en juillet. La FNPL, à l’issue de cette discussion, a appelé à la poursuite et à l’amplification des actions. Le syndicat appelle à des « journées noires » pour les transformateurs dans les prochains jours. Ces derniers jours, la FNPL montrait du doigt « les marques non équitables » fabriquées avec du « lait sous-payé » dans les grandes surfaces en identifiant ces produits avec des « stickers ».
Pas de mots d’ordre pour le Space
Interrogé sur de possibles manifestations au Space à Rennes, qui s’ouvre le 13 septembre, le président de la FNPL assure que son syndicat n’a donné aucun mot d’ordre. « Notre conflit concerne les entreprises », souligne Henri Brichart. La FNPL souhaite « un accord politique » sur le prix du lait jusqu’à la fin de l’année. Ce qui peut donner du temps à l’interprofession d’élaborer « un projet de filière » où tout le monde s’y retrouve.
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Le gouvernement a nommé le 7 septembre un médiateur, Jean-Daniel Besnard, pour tenter de trouver une solution à la crise du lait. Le 8 septembre dans l’après-midi aucune réunion formelle entre les producteurs et les transformateurs sous l’égide du médiateur n’était encore prévue selon la FNPL.
Reprise de contact dans l’Ouest
Par contre dans l’Ouest, pour la première fois depuis la journée blanche du jeudi 1er septembre, producteurs de lait et transformateurs de Bretagne et Pays de la Loire ont repris contact, mercredi 7 septembre, à l’occasion du bureau du centre interprofessionnel laitier (CIL). Les régions Bretagne et Pays de la Loire collectent 8 milliards de litres de lait (36 % des livraisons nationales) auprès de 33 000 producteurs. « Après de vives explications, les parties ont pu débattre des causes de la crise et convenu de l’urgence d’un plan de travail pour trouver des solutions durables (…) », ont-elles expliqué, le 8 septembre, dans un communiqué. « Elles ont également souhaité une reprise des travaux au plan national sur l’organisation de filière et les modalités de fixation du prix du lait ».