Le consortium Protéines France, qui développe les protéines végétales pour l’alimentation humaine, a accueilli cinq nouveaux membres industriels, a-t-il indiqué le 26 septembre. Cela pour accompagner une croissance mondiale forte et avec de la valeur ajoutée. Les protéines pour l’alimentation humaine peuvent être extraites du blé, du maïs, du pois protéagineux, de la luzerne, du soja.
Les nouveaux membres de Protéines France sont les sociétés Herta, Lesaffre International, Soufflet, Royal Canin et Ynsect. Le consortium avait été fondé en octobre 2016 par Avril, Limagrain, Tereos, Terrena, Roquette et Vivescia et l’État français affichait l’objectif : « Faire de la France un leader des protéines » pour l’alimentation humaine.
Faire valoir la cause des protéines
Le consortium a décidé le 26 septembre de se transformer en association pour faire valoir la cause des protéines, lors du 10e Protein Summit qui s’est tenu du 26 au 28 septembre à Reims. La nouvelle association a nommé Anne Wagner, directrice recherche et développement de Tereos, à la présidence de son conseil d’administration. L’association est coordonnée par le pôle de compétitivité IAR (Industrie et agro-ressources), en charge de la bioéconomie. L’ambition de l’association est d’être « le catalyseur du développement de la filière des protéines » et de « se positionner sur toutes les opportunités de marché ». La France dispose d’un fort potentiel d’augmentation de sa production de protéines, doublé d’un savoir-faire et de compétences devant lui permettre de mieux extraire et valoriser ces ressources protéiques.
Le soutien de l’État
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Lors d’une conférence de presse au Protein Summit le 27 septembre à Reims, Anne Wagner a indiqué que l’État français a renouvelé son soutien au développement de la filière des protéines, qu’il avait annoncé le 16 octobre 2016. Les projets d’innovation pourront bénéficier du soutien de l’État, notamment à l’aide d’un appel à projet thématique sur les protéines dans le programme « projets de recherche et développement structurants pour la compétitivité (PSPC) », selon le pôle de compétitivité Industrie et agroressources (IAR), co-organisateur du sommet international des protéines. L’État a également annoncé son souhait de soutenir la filière au travers des futurs outils du Grand plan d’investissement (GPI).
Un " catalyseur du développement de la filière des protéines"
La protéine végétale, un marché en croissance de 40 % d’ici 2030
La croissance du secteur des protéines « est évaluée à plus de 40 % d’ici 2030 pour répondre à la fois aux besoins en alimentation animale et humaine », selon Protéines France. Le Protein Summit, qui comportait des rendez-vous d’affaires, a été l’occasion pour des entreprises européennes (en grande partie françaises, néerlandaises et britanniques) de présenter leurs réflexions sur la façon d’aborder les nouveaux marchés que sont les ingrédients protéiques et les substituts à la viande ou au lait. David Jonas, distributeur britannique de produits pour végétariens mais surtout pour « flexitariens » (des consommateurs qui zappent entre les produits végétariens et les produits carnés), a tenté d’appréhender ce qui motive les consommateurs : la santé ? Les prix moins élevés que les produits carnés ? Le marché est en train de se chercher.