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Le coût économique « relativement faible » d’un échec

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Un échec des négociations en cours à l’OMC sur la libéralisation du commerce mondial aurait un coût économique « relativement faible », mais un coût politique important car il mettrait à mal le système multilatéral, selon une étude publiée le 4 juillet à Paris par le Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii). Si ces pourparlers aboutissaient à une conclusion, le gain en termes de revenu réel mondial serait de 0,23%, chiffre fondé sur l’hypothèse d’une réduction moyenne de 36% des droits de douane sur les produits agricoles et d’une baisse de moitié des tarifs sur les biens industriels ainsi que des subventions aux agriculteurs dans les pays riches.

« Les gains sont très modestes au niveau mondial car on est très loin d’une libéralisation complète », l’agriculture et l’industrie ne représentant que 40% de l’activité économique mondiale, a expliqué David Laborde, économiste du Cepii, ajoutant que, au plan politique en revanche, l’échec des négociations mettrait à mal « le système coopératif de l’OMC avec le risque de guerres tarifaires ou de conflits commerciaux du type Airbus/Boeing qui pourraient perdurer ».

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S’agissant des pourparlers en cours, « les Américains ne prendront pas d’engagement fort avant les prochaines élections présidentielles » en 2008, a pronostiqué M. Laborde.