Après le lancement du chewing-gum énergisant OneGum, son créateur mise aujourd’hui sur le développement d’une pâte à mâcher naturelle et biodégradable pour laquelle une levée de fonds est en cours. Montant visé : de 500 000 à 1 million d’euros.
Achat davantage commandé par l’impulsion que par la réflexion sur l’impact environnemental, la confiserie va-t-elle être concernée à son tour par la vague verte qui touche actuellement l’alimentaire ? C’est le pari que Ludovic Rachou, co-fondateur de la marque de chewing-gum énergisant OneGum (Agra Alimentation du 16 février 2017) et président de l’entreprise, veut relever en lançant actuellement Bonsaï, un chewing-gum en dragées, réputé naturel et biodégradable. « Bonsaï est confectionné à partir de gomme de sapotillier, un arbuste d’Amérique du sud, dont l’une des propriétés consiste à se dégrader dans l’environnement en quelques semaines », explique-t-il. Le chewing-gum contient aussi des arômes naturels et du xylitol, qui permet de remplacer le sucre. La recette a permis d’éliminer l’aspartame, le BHT (perturbateur endocrinien potentiel) ou les nanoparticules, autant d’ingrédients aujourd’hui contestés et évités par les consommateurs.
Avec cette recette « clean label », mais sans certification bio, le créateur de Bonsaï compte bien installer son produit dans les grandes surfaces et notamment les devants de caisses, emplacement stratégique pour les confiseries de poche. Un premier accord de distribution exclusif a été signé avec les Monoprix à l’échelle nationale, où les produits sont actuellement en cours d’installation.
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Les ventes de OneGum se font déjà pour moitié à l’international. « Nous visons, tant avec OneGum qu’avec Bonsaï, les marchés européens où on retrouve une certaine homogénéité dans les goûts et les attentes des consommateurs », souligne Ludovic Rachou, qui a trouvé en Italie un industriel capable de fabriquer les dragées de chewing-gum. Cet industriel, doté de capacités importantes capables de répondre aux demandes de la grande distribution (40 000 paquets en une demi-journée), se charge aussi de l’approvisionnement en gomme de sapotillier, un ingrédient très demandé actuellement.
En 2018, OneGum a réalisé un chiffre d’affaires stable par rapport à 2017, de 350 000 euros avec pour seul produit le chewing-gum énergisant. Cette année, grâce aux nouveaux canaux de distribution pour OneGum (grandes surfaces, proximité, stations-service, lieux de transport et international), ainsi que les premières ventes de Bonsaï, l’entreprise devrait "pour la première fois être rentable", indique Ludovic Rachou, pour un chiffre d’affaires prévu entre 1 et 1,5 million d’euros. Une première levée de fonds de 600 000 euros a déjà été réalisée auprès de business angels (Patrick Albaladejo, ex-dirigeant d’Hermès, Olivier de Panafieu, associé gérant de Roland Berger France, et Marc Mignolet, fondateur du logisticien MDB-SCS). « Une nouvelle levée d’un montant compris entre 500 000 et 1 million d’euros est en préparation, toujours auprès de business angels avec lesquels nous sommes en discussion », annonce Ludovic Rachou. Un nouvel apport de fonds qui ne devrait pas remettre en cause le contrôle du capital par les trois fondateurs de l’entreprise.