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Investissement Le Crédit Agricole se renforce chez Olives & Co

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Idia Capital Investissement entre au capital d’Olives & Co (olives Croc’frais, soupes Marie-Amélie) aux côtés de Crédit Agricole Régions Investissement avec lequel il détient désormais moins de 20% de l’entreprise. L’arrivée de ce nouvel actionnaire permettra de réaliser des acquisitions.

La prise de participation a été bouclée en juillet 2016, mais elle n’a été annoncée que le 4 janvier 2017 par le nouvel actionnaire. Idia Capital Investissement entre au capital d’Olives & Co aux côtés d’une autre branche du Crédit Agricole, Carvest (Crédit Agricole Régions Investissement, 128 millions d’euros sous gestion), les deux fonds représentant désormais « moins de 20% du capital », selon Serge Durand, le p.-d.g. de l’entreprise. La majorité du capital reste donc entre les mains de trois personnes physiques : Serge Durand, le courtier Jacques Israël et l’ancien directeur commercial William Bouchet.

L’arrivée d’Idia Capital Investissement (1,1 milliard d’euros gérés) va permettre à l’entreprise de poursuivre sa politique d’acquisitions entamée il y a plusieurs années, par laquelle elle a pu se diversifier dans les tartinables (Maison Raymond) et les soupes (Marie-Amélie et Le Marmiton). Toutefois, Serge Durand ne souhaite pas donner de détail sur le calendrier ou les montants en jeu. La ou les acquisitions concerneront « les métiers dans lesquels nous sommes déjà présents », explique-t-il. « On va se donner du temps pour réfléchir », tient-il à souligner. Même position en ce qui concerne l’investissement dans l’outil de production actuel (trois sites près de Chartres, Nîmes et Frontignan), qui dépendra de l’issue des négociations actuellement en cours et des perspectives d’exportation.

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Parmi les activités actuellement en portefeuille, l’olive (Croc’frais et Mille et un sud) pèse pour 60% du chiffre d’affaires de 32 millions d’euros en 2016. « 80 à 85% des ventes sont faites avec les GMS françaises, mais nous souhaitons désormais être moins dépendants de la grande distribution et rééquilibrer nos ventes en faveur de la RHF et de l’export » déclare Serge Durand. Les ventes à l’étranger ne représentent que 2,5% du chiffre d’affaires, mais vont progresser en 2017, essentiellement en Europe, tout comme celles à destination de la restauration. Cette année, le p.-d.g. prévoit un chiffre d’affaires en hausse de 5%, comme les années précédentes, sans compter l’apport éventuel d’une acquisition.