Les présidents du Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL) et de l’Association réunionnaise pour la modernisation de l’économie fruitière, légumière et horticole (Armeflhor) ont signé une convention de collaboration le 29 février au Salon de l’agriculture. L’objectif ? « Mettre en synergie les compétences techniques du territoire métropolitain et de la Réunion », explique le directeur du CTIFL, Alain Verned.
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Mais l’ambition réelle est plus grande encore : en travaillant avec un département d’outre-mer, le CTIFL fait un premier pas vers l’international. Il faut « engager des recherches prospectives mondiales », affirme Jacques Rouchaussé, président du CTIFL, qui souhaite « se servir des climatologies différentes pour anticiper les comportements de certains ravageurs » et faire avancer ainsi la recherche. Alain Verned ambitionne de positionner « des vigies » dans différentes régions du monde pour avoir ainsi « une vision internationale des contraintes techniques » existantes. Le marché mondial, expliquent les deux hommes, nécessite une politique de R & D mondiale. Le CTIFL souhaite ainsi s’engager pour apporter ses connaissances aux États qui en auraient besoin, et apprendre de ceux qui ont des choses à apporter. Il compte s’appuyer sur sa « renommée internationale » pour entamer « des recherches communes » avec d’autres partenaires internationaux. « Aujourd’hui, témoigne Jacques Rouchaussé au Salon international de l’agriculture, nous rencontrons des délégations du monde entier ». Des contacts ont déjà été pris avec le Liban, Israël et le Sénégal.