L’Europe passe consciemment à côté de technologies qui pourraient permettre des progrès en matière de nutrition et de sécurité alimentaire. Le ministre danois de l’Environnement a demandé à ses homologues, le 17 octobre, de débloquer la situation dans l’UE sur les OGM.
L’utilisation des organismes génétiquement modifiés explose dans le monde, notamment en Argentine, au Brésil, en Chine, en Afrique du sud et en Inde. Face à ce constat, les Danois ont demandé officiellement à l’Union européenne d’engager une réflexion sur le maintien du Vieux continent à l’écart des nouvelles technologies de production de denrées alimentaires. Et ils rappellent quelques chiffres sur l’avance des Etats-Unis dans la maîtrise de cette technologie : 60 % des surfaces cultivées en OGM le sont en Amérique du Nord.
Ils demandent donc, dans une note distribuée aux ministres de l’Environnement lors du Conseil, le 17 octobre, la tenue d’un débat sur le sujet le 2 décembre prochain.
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« Cadre législatif strict et clair »
Il devrait permettre d’analyser les intérêts des organismes transgéniques pour la société dans le champ de la nutrition, de la sécurité des aliments ou de l’utilisation durable des ressources. « Ces dernières années, l’UE s’est dotée d’un cadre réglementaire strict et clair pour l’approbation des OGM. Ces règles incluent des critères d’analyse des risques, de suivi de traçabilité et d’étiquetage ». Tout semble réuni, aux yeux des Danois, pour un déblocage de la gestion incompréhensible du dossier OGM au plan européen. Situation qui permet l’adoption par la Commission de Bruxelles d’autorisations de nouveaux OGM alors qu’une majorité d’Etats membres est contre. La délégation luxembourgeoise milite d’ailleurs dans le sens d’une réforme de la procédure d’autorisation des nouveaux produits transgéniques. Une idée qui semble faire son chemin au fil des Conseils environnement.