Attendu le week-end dernier, le décret fixant les modalités de la nouvelle allocation de remplacement pour garde d’enfants n’est toujours pas sorti, suscitant l’impatience d’une partie de la profession. « On a peur que ce soit un effet d’annonce », a déclaré le président national du Service de Remplacement (SR-France) Nicolas Sarthou à Agra Presse le 22 avril. « On espère qu’il va bientôt sortir car on a eu des demandes de nos adhérents ». Bien que le SR n’ait pas été consulté sur ce projet, il semble que le point de blocage soit le montant de l’indemnité journalière, a précisé Nicolas Sarthou.
Le 16 avril, le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume a annoncé aux députés de la commission des Affaires économiques que « l’État prendra en charge, avec la MSA, 119 euros sur les 150 euros » de coût d’une journée de remplacement pour les agriculteurs contraints de garder leur(s) enfant(s) à domicile pour cause de fermeture des écoles. Quelques instants plus tard, le cabinet du ministre précisait que cette nouvelle allocation de remplacement « transitera par la MSA » et « sera plutôt de 112 euros, car c’est ce qui est versé aux médecins libéraux et on ne pourra pas aller plus haut ». La création de cette nouvelle allocation a été confirmée par une ordonnance le même jour, sans toutefois en préciser les modalités.
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L’allocation de remplacement existe déjà en cas de congé maternité, paternité ou adoption. Selon le SR-France, le coût moyen d’une journée de remplacement est de 150 euros « avec des variations de plus ou moins 20 euros ». Ce qui signifie un reste à charge d’une trentaine d’euros par jour pour l’exploitant contraint de rester la maison pour garde d’enfant(s). Un reste à charge qui ne réjouit ni la Fnab (agriculteurs bio) ni la Confédération paysanne qui, dans un communiqué le 16 avril, ont demandé au gouvernement de bénéficier du droit au remplacement pour garde d’enfant sans surcoût. Les deux organisations souhaitent également que le gouvernement permette l’accueil des enfants d’agriculteurs dans les crèches et écoles, dispositif qui existe déjà pour les médecins.
Une allocation de 112 euros, prévoit le cabinet du ministre