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Biotechnologies Le décret sur l’étiquetage « sans OGM » en cours de rédaction

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La rédaction du décret encadrant l’affichage de produits alimentaires « sans OGM » suit son cours. Le Haut Conseil des biotechnologies en a étudié une première version il y a quelques semaines. Pour l’Association française des biotechnologies végétales, cette mesure « va engendrer des coûts supplémentaires pour un service rendu inexistant ».

Le Haut Conseil des biotechnologies (HCB) vient d’examiner le projet de décret sur l’étiquetage des aliments « sans OGM ». Le texte définitif est cours de rédaction. Ce décret devrait permettre de débloquer la situation sur les OGM en France. Une fois publié, les conditions de coexistence des différentes filières – et donc les conditions de culture – pourront être définies. Comme l’avait préconisé le HCB, le seuil de 0,1% de présence fortuite d’OGM devrait être retenu pour cet étiquetage. Pour les produits animaux, le système serait plus complexe. Pour faire simple, le gouvernement se dirige vers un double étiquetage : « Nourri sans aliments OGM » pour les produits en dessous de 0,1% et « nourri sans utilisation d’OGM », pour ceux situés sous le seuil de 0,9%. A cela s’ajoute la question du miel : faut-il le signaler sans OGM (ce qui pose des problèmes techniques de détection des pollens OGM, notamment) ou « sans OGM cultivés dans un rayon de (X) km ».

AFBV : « complexité inutile »

Pour l’Association française des biotechnologies végétales (AFBV), qui réagit dans un communiqué du 13 avril, ce texte « va engendrer des coûts supplémentaires pour un service rendu inexistant et introduit une complexité inutile dans l’étiquetage des denrées alimentaires et dans la gestion des filières ». L’association estime par ailleurs que ce système « accrédite l’idée d’une dangerosité des OGM, alors qu’ils sont strictement évalués avant mise sur le marché afin de s’assurer de leur sécurité sanitaire ».
La publication du texte définitif n’est pas pour tout de suite : une fois passé devant le HCB, il doit encore transiter par l’Anses, la Commission européenne et le Conseil d’Etat. Pour les produits animaux, un délai de 6 mois serait prévu pour la mise en application du décret.

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