Au printemps, les professionnels s’attendaient à un quasi décuplement des surfaces OGM, vu la hausse de rendement de 15 à 20 % enregistrée en 2006. Mais la réglementation a eu raison de l’enthousiasme des agriculteurs. Au moment de la transposition en droit français de la directive européenne 2001/18, fin mars, le gouvernement a recommandé aux agriculteurs d’informer leurs voisins de la présence de maïs OGM près de chez eux. Ce qui a fait peur à certains. La distance d’isolement de 50 mètres préconisée par le ministère en a rebuté d’autres. « Certains agriculteurs se retrouvaient dans l’obligation de bloquer des parcelles de 3 à 5 hectares, ce qui a rendu les choses plus compliquées », signale François Hallard, chez Euralis. Les semis tardifs ont achevé de dissuader les hésitants, qui se sont tournés vers d’autres types de précocité. Euralis, qui tablait sur 7 000 à 8 000 hectares de maïs transgénique cet hiver, ne récoltera donc que 1 800 hectares.
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