Fabricant de ravioles, de quenelles et de plats traiteurs, Saint Jean, implanté en Rhône-Alpes, continue les investissements entrepris en 2014 sur ses sites de production. Sur les deux exercices 2014 et 2015, l'entreprise aura ainsi engagé 17 M€.
Saint Jean détient quatre sites de production en Rhône-Alpes. Deux d'entre eux subissent actuellement un lifting pour augmenter leurs capacités de production. L'usine basée à Saint-Just-de-Claix (38) passera de 3 000 à 6 000 m2 pour fabriquer des quenelles. Elle complète le site de Frans (01), lui aussi spécialisé dans la quenelle fraîche, vendue sous la marque Saint Jean en GMS et La Royale pour la RHF. L'industriel produit chaque année environ 3 200 tonnes de ce produit typiquement régional, commercialisé en GMS (14,2 % de parts de marché en volume selon l'entreprise) ou auprès des professionnels de la restauration hors foyer ou de commerces de détail haut de gamme comme Cellerier ou Colette Sibilla aux Halles Paul Bocuse de Lyon.
Autre site en pleine évolution : l'usine de Bourg-de-Péage (26), elle aussi agrandie de 3 000 m2 pour doubler sa capacité de production. Celle-ci se consacre exclusivement aux produits traiteurs. « Des innovations produits seront présentées en septembre pour les deux segments de marché de la quenelle et des produits traiteurs, affirme Guillaume Blanloeil, directeur général de Saint Jean. Chaque année, 15 à 20 nouvelles recettes, tous segments de marché confondus, sortent des laboratoires de Saint Jean, dont trois ou quatre pour les quenelles. »
Pour ces deux extensions, Saint Jean aura investi 17 M€ sur les deux exercices 2014 et 2015. Près de 12 M€ seront dédiés aux bâtiments et 5 M€ pour les process industriels, dont l'acquisition de robots pour favoriser l'automatisation de certaines opérations. « Une quinzaine de robots équipent nos lignes de production, confirme Guillaume Blanloeil. Près de 18 mois ont été nécessaires aux mises au point car il est complexe de fabriquer des ravioles avec des robots… »
+ 3 À 4 % DES PARTS DE MARCHÉ PAR AN
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Les ravioles, produits phare de Saint Jean, sont fabriquées à Romans-sur-Isère, également siège du groupe, qui emploie au total 320 personnes. « L'entreprise est leader sur ce segment avec 49,5 % de parts de marché, affirme Guillaume Blanloeil. Notre innovation des ravioles à poêler sortie en 2012 a été largement copiée depuis, mais nous avons conservé les parts de marché du premier en rayon avec 60 % des ventes. L'avance technologique bénéficie au plus innovant. » Sur ce même site, l'entreprise produit également des pâtes fraîches.
Pour 2014, Saint Jean annonce un chiffre d'affaires de 57,5 M€ (en croissance de 6,5 %) pour un EBE consolidé de 11 %. 70 % de son chiffre d'affaires sont réalisés en GMS, 20 % auprès de la RHF et 10 % auprès d'industriels de l'agroalimentaire. Les ravioles représentent 35 % de l'activité, les quenelles 25 %, les pâtes fraîches 30 % et les produits traiteurs 10 %. « Notre objectif est de devenir numéro 1 pour la quenelle sur tous les segments de marché », confirme le directeur général.
En France, le marché en frais serait de 6 000 tonnes par an en GMS et 3 000 tonnes en surgelés, selon les estimations avancées par Guillaume Blanloeil. « La conserve présente des volumes astronomiques sur lesquels nous ne souhaitons pas nous positionner. » Si en région lyonnaise, ce produit de territoire est très apprécié, il conserve une image dégradée sur le reste du pays. La quenelle fraîche de Saint Jean, sur le marché depuis seulement 2010, suite à l'acquisition du savoir-faire via une usine dédiée, vise à faire évoluer le phénomène. Le leader, Lustrucru, également implanté en Rhône-Alpes, serait à 24 % de parts de marché. « On gagne chaque année 3 ou 4 % », se félicite Guillaume Blanloeil.