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Cadre d'action contre la malnutrition Le financement de la lutte contre la faim « ne sera pas une mince affaire »

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Le cadre d'action adopté lors de la Conférence internationale sur la nutrition nécessite un financement qu'il ne sera pas aisé de trouver, reconnaît la FAO.

« Nous avons besoin d'un financement suffisant pour mettre en pratique le cadre d'action » adopté le 19 novembre à Rome par la 2e Conférence internationale sur la nutrition, « et ce n'est pas une mince affaire », a admis le 21 novembre le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, lors de la séance de clôture de cette conférence tenue à Rome (1). « La malnutrition est la principale cause de maladies dans le monde », a-t-il déclaré, ajoutant que, « si la faim était une maladie contagieuse, elle aurait déjà été éradiquée ».

« Nous allons avoir une décennie de la nutrition », a encore assuré le directeur général de la FAO en faisant référence à la prochaine Expo Milan 2015 dont le thème est Nourrir la planète, énergie pour la vie. De plus, la sécurité alimentaire et nutritionnelle figurera en bonne place dans l'Agenda du développement de l'après-2015 des Nations unies qui doit remplacer les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) dans le courant de l'année prochaine.

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S'adressant le 20 novembre aux participants à la conférence, le Pape François a estimé que la lutte contre la faim et la malnutrition est handicapée par « la priorité du marché et la prééminence du profit, qui ont réduit la nourriture à une chose que l'on peut acheter ou vendre et en objet de spéculation ». Bien qu'il y ait assez d'aliments pour nourrir le monde, l'alimentation fait régulièrement l'objet d'informations manipulées, de revendications de sécurité nationale, de corruption et d'évocations larmoyantes de crise économique, selon le Pape. « Il s'agit là du premier défi à relever », a-t-il dit.

(1) Voir n° 3472 du 24/11/14 et n° 3467 du 20/10/14