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Le français Space Sense veut démocratiser l'imagerie spatiale

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Fondée il y a tout juste un an par deux anciens élèves de l’Ecole polytechnique, la start-up parisienne Space Sense va très vite. Elle commercialise ses services issus de l’imagerie satellitaire sur déjà plus d’un million d’hectares dans sept pays. Et si les agriculteurs n’ont jamais entendu parler d'elle, c’est parce que la start-up s’adresse à leurs fournisseurs de logiciels. Ses clients sont plus précisément des développeurs d’ERP (outils de gestion) ou d’OAD (aide à la décision), auxquels elle propose des abonnements à l’année.

Space Sense leur commercialise un suivi d’indicateurs (biomasse, humidité…) dérivés d’images satellitaires. « Sur l’humidité, on propose de remplacer partiellement des capteurs de sols à 1500 euros pièce par un abonnement à l’année de quelques dizaines d’euros », résume son co-fondateur Sami Yacoubi. Dans le monde des analystes d’image satellites, comme Geosys, Terranis, ou Cybele Tech, la particularité de Space Sense semble être sa capacité à développer rapidement des modèles, grâce à sa maîtrise de l’apprentissage automatique, spécialité de la co-fondatrice, Jyotsna Budideti. 

Objectif : lancer un à deux nouveaux modèles par mois. Space Sense recherche donc tous azimut : granulométrie, carbone, prévision de rendements … Et derrière cette efficacité, Space Sense revendique également une très forte compétitivité des prix.
D’ailleurs, Space Sense a choisi d’orienter son offre vers le secteur agricole tant il leur semblait marqué par « le manque de connaissance sur les données satellitaires, et leurs prix, mais aussi le manque de maîtrise de l’apprentissage automatique », explique Sami Yacoubi. « Nous voulons démocratiser l’imagerie par satellite en agriculture et participer à l’évangélisation du marché, en accompagnement même des petites boîtes », poursuit-il. A cette fin, Space Sense propose une offre gratuite de suivi de neuf indices sur 20 000 hectares.

Space Sense vient de lever 1 M€, avec lesquels elle a recruté une dizaine de personnes. Objectif : automatiser davantage son service, afin que les clients puissent intégrer facilement leurs données « maison » dans les modèles de la start-up. Elle envisage de lever à nouveau des fonds pour « passer à l’échelle au-dessus », avec en vue une forte expansion commerciale. Elle vise 15 à 20 millions d’hectare en 2021 et une centaine de clients dans le monde

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