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Semences Le FSI investit 150 millions d’euros dans le groupe Limagrain

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Le 1er mars, le FSI a annoncé sa décision d’investir 150 millions d’euros dans le groupe Limagrain. Cette somme devrait venir grossir le capital de Vilmorin et Cie, qui regroupe les activités semences du groupe.

Quelque 150 millions d’euros, voilà ce que le FSI (Fonds stratégique d’investissement) va investir dans le groupe Limagrain. « C’est notre premier investissement dans le secteur agro-industriel », a précisé Gilles Michel, directeur du FSI, en conférence de presse à Paris, le 1er mars, jour de l’annonce. Créé depuis un an pour renforcer la compétitivité des entreprises françaises, le FSI s’est vu doté de 20 milliards en fonds propres, dont 6 milliards en numéraire. En 2009, il a investi 1,4 milliard d’euros dont 800 millions en direct dans 21 entreprises. « Notre objectif pour 2010 est d’investir 2 milliards d’euros », a précisé Thomas Devedjian, membre du comité exécutif du fonds. « En restant toujours minoritaire » et « en bonne intelligence avec l’entreprise », le FSI sélectionne des projets « porteurs de compétitivité pour l’économie et rentables », a souligné le responsable. Les 150 millions d’euros dont va bénéficier le groupe Limagrain vont lui servir à augmenter le capital du semencier Vilmorin et cie, qui représente 80 % des activités du groupe.

« Adapter le temps financier au temps industriel »
A cette somme devraient venir s’ajouter 50 millions d’euros supplémentaires, que « le marché devrait nous permettre de souscrire », a souligné Daniel Chéron, directeur général du groupe Limagrain. L’opération devrait être finalisée d’ici le 30 juin. Président du groupe, Pierre Pagesse a indiqué que des projets étaient en réflexion sur le continent américain ainsi qu’en Asie, sans aller plus loin : « Je souhaite conserver une certaine discrétion tant que les choses ne sont pas faites », a-t-il précisé. Même si deux administrateurs vont rejoindre en son nom le conseil d’administration de Limagrain et participer « activement à la gouvernance », comme l’a indiqué Thomas Devedjian, le FSI veut laisser la main au céréalier. Il souhaite « adapter le temps financier au temps industriel », a commenté Gilles Michel, qui attend un retour sur investissements de l’ordre de 7 à 8 ans. Pour Daniel Chéron, ce renforcement de la structure financière de Limagrain holding, s’il se concentre sur les semences, n’est en tout cas « pas neutre pour les activités Jacquet et ingrédients ».

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