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Exportations de bovins « Le GEF a rencontré le vice-ministre lybien de l’Agriculture »

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Le GEF (Groupement export français) était à Tripoli, le 20 décembre, dans le cadre du déplacement de Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, en Lybie. Quelques jours après son assemblée générale constitutive du 14 décembre dernier, ce nouveau groupement qui avait suscité de larges débats est actif. Trois questions à Dominique Langlois, président du GEF et d’Interbev (interprofession du bétail et des viandes).

Quelle est l’utilité concrète du GEF (Groupement export français) ?
L’origine de la réflexion menée autour du GEF partait du constat qu’il y avait beaucoup de structures différentes pour les exportations françaises. L’idée n’était pas d’empiler une nouvelle structure à celles préexistantes, mais plutôt de se regrouper et d’optimiser les moyens pour exporter la viande bovine, les bovins vifs et la génétique bovine. Pour cela, le GEF s’appuiera aussi sur des membres experts (DGAL, DGPAT, FranceAgriMer, UbiFrance, Sopexa, Adepta) pour mettre en place l’axe stratégique de la nouvelle structure. Son rôle concret est de faciliter les démarches pour les entreprises qui souhaitent se positionner sur le marché à l’export. Dans cette démarche, le GEF aura un rôle de veille économique sur les marchés et se souciera de faire connaître l’ouverture de nouveaux marchés. Enfin, le GEF se fixe aussi pour objectif d’accompagner les entreprises de taille plus modeste qui n’ont pas systématiquement les moyens de se positionner à l’export, mais qui en ont le souhait.

Quels sont les moyens humains et financiers nécessaires au fonctionnement du GEF ?
Le GEF est une structure légère. Les locaux seront basés au siège d’Interbev à Paris. Il y aura un directeur, dont le rôle sera d’œuvrer à la réalisation des objectifs cités précédemment. Mais il aura aussi pour mission d’organiser et de planifier les déplacements du GEF. Par ailleurs, une partie du nouveau service économique d’Interbev sera dédiée au fonctionnement du GEF, en particulier pour le volet veille économique. Concernant les moyens financiers, la structure étant légère, les coûts générés seront peu importants. D’une part, nous allons redéployer des fonds déjà existants chez Interbev. De l’autre, nous pourrons nous tourner vers des structures comme UbiFrance pour la participation à des salons internationaux par exemple.

Quelles sont les prochaines échéances du GEF ?
L’assemblée générale constitutive du GEF a eu lieu la semaine dernière (le 14 décembre). Le Bureau a été élu par l’ensemble des membres du GEF. Pour les prochaines échéances, une réunion portant sur le choix stratégique des différents salons que le GEF doit couvrir aura lieu en janvier. Puis en février, le GEF sera à Moscou au Prodexpo (salon international des produits alimentaires). L’objectif de ces déplacements est de montrer le caractère prioritaire des relations avec l’Asie, le Moyen-Orient et les Pays de l’Est. L’idée principale reste d’être réuni sous la bannière France sur la scène internationale. Enfin, le GEF a mené sa première action dans le cadre du déplacement de Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, le 20 décembre à Tripoli. Nous avons rencontré le vice-ministre de l’Agriculture lybien. Il y a un vif intérêt des pouvoirs publics lybiens pour les productions françaises. Le GEF souhaite s’entretenir en janvier avec le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire pour avancer sur le dossier des relations commerciales entre la France et la Lybie.

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