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Elevage ovin Le gouvernement annonce 15 millions d’euros d’aide

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Longtemps attendu par les éleveurs d’ovins, un plan de soutien de la filière de 15 millions d’euros a été annoncé par le ministère de l’Agriculture. Trois millions d’euros sont prévus au titre « d’allègements des charges » et 12 millions d’euros sont destinés à soutenir les démarches de qualité. Selon la Fédération nationale ovine (FNO), Michel Barnier s’est par ailleurs engagé à défendre à Bruxelles un rééquilibrage des aides versées aux éleveurs ovins par rapport aux autres productions ».

«C’est un acte politique fort. Ça fait longtemps que l’on n’avait pas bénéficié de telles mesures », se félicite Bernard Martin, le président de la Fédération nationale ovine (FNO). Le 30 août, après plusieurs réunions avec les professionnels, le ministère de l’Agriculture a annoncé, à quelques jours de l’ouverture du salon Tech Ovin à Bellac (87), un plan d’aides à la filière en crise, avec 15 millions d’euros de budget.

Versement de la PBC avancé

3 millions d’euros sont prévus au titre « d’allègements des charges » d’intérêts d’emprunts à long et moyen terme pour les éleveurs les plus touchés par la crise. 12 millions d’euros sont alloués au titre de l’aide « de minimis » pour soutenir les démarches de qualité. Le soutien sera calculé en fonction de la perte de marge brute dans une limite de 15 euros par brebis chez les éleveurs dont le taux de spécialisation atteint 50 % et possédant un troupeau de 150 brebis allaitantes minimum. Cette aide sera plafonnée à 2 000 euros par exploitation. Le paiement de la prime à la brebis (PBC) sera par ailleurs avancé au 16 octobre, tandis que les cotisations sociales pourront être reportées à l’année prochaine. Depuis plusieurs mois, la filière ovine traverse une période difficile entre la baisse significative des cours (malgré une récente hausse conjoncturelle durant l’été) et la hausse des coûts de production. Fin juin, le prix moyen pondéré de l’agneau de boucherie était au plus bas, en baisse de 10 % (à 4,7 euros/kg) par rapport à juin 2006, selon le ministère. Sur les 5 premiers mois de l’année, la baisse des cours était de 6 % par rapport à 2006.

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« Rééquilibrage des aides »

« Le plus important pour nous est l’engagement qu’a pris le ministre pour défendre à Bruxelles un rééquilibrage des aides versées aux éleveurs ovins par rapport aux autres productions », ajoute Bernard Martin. « A l’occasion du bilan de santé de la Pac et de la présidence française, il est proposé de lancer une réflexion avec la Commission européenne sur la création d’instruments adaptés permettant d’assurer le maintien d’une production ovine dynamique, en particulier sur les territoires les plus fragiles », souligne le ministère. « Une politique de limitation des effets de distorsion de concurrence »sera par ailleurs engagée. Selon Bernard Martin, le ministre devrait saisir prochainement l’Afssa afin « d’harmoniser la réglementation sanitaire nationale et européenne sur la tremblante du mouton ».