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Filière caprine Le gouvernement annonce des mesures de soutien pour les éleveurs de chèvres

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En déplacement dans le Poitou-Charentes le 16 novembre, Stéphane Le Foll a annoncé une série de mesures pour venir en aide aux éleveurs de caprins. Les producteurs de lait de chèvre ont subi de plein fouet la baisse du prix du lait en 2012.

Le ministre de l’Agriculture a annoncé le 16 novembre des mesures de soutien aux éleveurs de chèvres en difficulté, à l’occasion d’un déplacement à Parthenay, en Poitou-Charentes, première région productrice de fromage de chèvre. Les banques ont été mobilisées pour suivre individuellement les éleveurs en situation délicate et Stéphane Le Foll a demandé à Bercy que les services fiscaux fassent « preuve de bienveillance » concernant les délais de paiement de certains d’entre eux, indique le ministère dans un communiqué. De plus, un million d’euros en 2012 sur l’enveloppe globale de 30 millions de la Mutualité sociale agricole (MSA) seront consacrés uniquement aux éleveurs de chèvres. Cette enveloppe permet d’exonérer partiellement ou totalement de charges sociales les exploitants agricoles les plus en difficulté. Par ailleurs, le ministre a souligné la nécessité de mieux structurer la filière, notamment en établissant un accord interprofessionnel pour mettre en place la contractualisation entre productions et acheteurs, comme c’est déjà le cas pour le lait de vache. L’Etat prévoit aussi de dégager en 2013 un million d’euros « pour appuyer la mise en place d’actions structurantes ».

Une filière fragilisée

Cette série de mesures devrait permettre de gommer une partie des pertes des éleveurs caprins, et surtout de maintenir l’activité de la production de lait de chèvre. La filière a été particulièrement touchée par la hausse des prix des matières premières et la baisse des prix du lait en 2012, notamment dans le Poitou-Charentes. La coopérative Terra Lacta, qui collecte 40% de la production du département, avait en effet annoncé le 17 septembre dernier que le prix du lait payé aux producteurs ne dépasserait pas les 290€/t en octobre, pour plafonner ensuite à 280€/t jusqu’à la fin de l’année. Une situation d’autant plus inquiétante que les exploitations du département sont tournées en majorité vers la polyculture. La conjoncture défavorable pousse donc les éleveurs locaux à abandonner la production laitière pour se tourner vers une activité plus rentable.

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