Abonné

Le gouvernement préparerait « un geste » pour les agriculteurs déjà retraités

- - 2 min

Après un entretien avec des conseillers des ministères de l’Agriculture et des Solidarités, le 7 janvier, la Confédération paysanne assure que le gouvernement envisage de faire « un geste » pour les agriculteurs déjà à la retraite. « Nous avons compris qu’il y aura un geste pour les retraités actuels, mais qu’il ne serait pas à la hauteur de nos attentes compte tenu de leur nombre important », rapporte Véronique Marchesseau, secrétaire générale de la Confédération paysanne. Le contenu de cette mesure n’aurait pas été précisé. De son côté, le cabinet du ministre ne confirme pas et assure que ces réunions ont pour seul objet de recueillir les positions des syndicats.

Dans le projet de réforme présenté en décembre, les agriculteurs déjà à la retraite ne sont pas concernés par la revalorisation du minimum de pension (1 000 euros, soit 85 % du Smic pour une carrière complète à l’équivalent du Smic). Le faible niveau de pension des retraités actuels est le principal point d’achoppement avec les syndicats agricoles, de tous bords.

Selon un rapport du Conseil d’orientation des retraites (Cor) de juin 2018, la « retraite moyenne [est] de 730 € mensuels pour une carrière complète de non-salarié agricole ». Les retraités agricoles sont toutefois éligibles à l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa, depuis 2006), l’ex-minimum vieillesse, qui permet de garantir un revenu de 868,20 € par mois pour une personne seule ou de 1 347,88 € pour un couple, moyennant des contreparties sur la succession.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

gouvernement
Suivi
Suivre

Par ailleurs, le rendez-vous du syndicat a été l’occasion pour les ministères de présenter l’effet de la réforme des retraites sur des cas-types d’exploitants agricoles ; des documents et scénarios que la Confédération paysanne doit encore analyser.
 

Le geste « ne serait pas à la hauteur de nos attentes »