Tel des arbitres avant le début d’un match, le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume et la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, ont réuni le 10 décembre, producteurs, industriels et distributeurs dans le cadre du comité de suivi des négociations commerciales. Alors que les négociations pour 2020 viennent tout juste de commencer et que, pour la première fois, l’ensemble des dispositions de la loi Egalim sont effectivement applicables, les ministres ont souhaité « faire un point », explique un communiqué commun du 10 décembre. Ils ont notamment insisté sur « la prise en compte des indicateurs de coûts de production et de prix de marché lors de la contractualisation », rassurant ainsi les producteurs. Concédant qu’il avait observé des progrès en 2019, le gouvernement maintient la pression sur les acteurs. « Si une évolution positive découlant de la mise en œuvre de la loi Egalim s’est concrétisée dès 2019 […], les marges de progrès qui subsistent sont connues », expliquent les ministres. Et ils citent : la persistance de mauvaises pratiques (notamment de déréférencements), le comportement des centrales d’achat, et la nécessité de généraliser la contractualisation entre producteurs agricoles français, transformateurs et distributeurs.
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