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OMC Le groupe de Cairns réclame la suppression des subventions à l’exportation en 2013

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Les pays exportateurs du groupe de Cairns jugent « essentielle » l’abolition des subventions à l’exportation en 2013. Le directeur général de l’OMC, Pascal Lamy, s’oppose, de son côté, à toute révision de l’agenda des négociations du cycle de Doha pour tenter de les sortir de l’ornière.

«Il est essentiel que le cycle (de Doha) mette en œuvre les réformes dont a besoin l'agriculture, parmi lesquelles l'élimination de tout type de subventions aux exportations en 2013 », déclarent, dans leur communiqué final, les 19 pays exportateurs agricoles du groupe de Cairns réunis les 19 et 20 avril à à Punta del Este, en Uruguay. Ils appellent aussi à « des améliorations substantielles dans l'accès aux marchés ».
Les participants ont également souhaité que les négociations multilatérales s'achèvent en 2010, mais, le mois dernier, le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, a jugé cet objectif difficile à atteindre.
Le groupe de Cairns regroupe l'Afrique du Sud, l'Argentine, l'Australie, la Bolivie, le Brésil, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, les Philippines, le Guatemala, l'Indonésie, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, le Pakistan, le Paraguay, le Pérou, la Thaïlande et l'Uruguay.

Une révision de l’agenda de Doha serait « horriblement complexe »
Présent à Punta del Este, M. Lamy a rejeté, le 20 avril, les propositions visant à réviser l’agenda du cycle de Doha.
Le commissaire européen au commerce, Karel De Gucht, a estimé récemment que l’objectif de ces pourparlers devrait être revu, soit pour viser un « Doha light », soit pour parvenir à un résultat plus ambitieux que ce qui est actuellement sur la table.
Selon le directeur général de l’OMC, une telle révision serait « horriblement complexe, et probablement difficile à avaler sur le plan politique pour les pays en développement qui veulent que la négociation aboutisse à un système de règles plus équitable pour eux ».

Etats-Unis/Brésil : compromis d’attente
Les Etats-Unis et le Brésil sont parvenus à un accord de principe pour régler leur différend sur le coton, aux termes duquel les sanctions brésiliennes à l'encontre de Washington seront suspendues pendant 60 jours, a annoncé Washington le 20 avril (1). Ce compromis prévoit la création d'un fonds d'assistance technique destiné à soutenir le secteur brésilien du coton, a précisé le bureau du représentant américain au commerce, Ron Kirk.
Le fonds, de près de 150 millions de dollars, servira également à soutenir la production de coton en Afrique sub-saharienne, en Amérique du Sud et en Haïti. Il sera financé par les deux parties dans des proportions qui n'ont pas été précisées.
En échange, le Brésil a annoncé que les sanctions commerciales décidées en mars dernier à l'encontre des Etats-Unis ne seraient « pas appliquées pendant au moins 60 jours ».
Le fonds devra rester en place tant qu'une réforme de la politique américaine en faveur des producteurs de coton ne sera pas approuvée par le Congrès.

Spiritueux : les Etats-Unis contre les Philippines
L’OMC a décidé le 20 avril d’arbitrer le différend entre les Etats-Unis et les Philippines concernant les taxes imposées par ce dernier pays sur le whisky et le gin importés. La plainte américaine devrait être examinée en même temps qu’une plainte similaire formulée en janvier dernier par l’UE.
Washington et Bruxelles font valoir que les Philippines appliquent des droits sur les alcools distillés plus élevés que ceux perçus sur les produits locaux. A l’inverse, Manille affirme que son régime de taxation est « non discriminatoire et impartial ».

(1) Voir n° 3247 du 12/04/10

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