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Volaille/ Résultats Le Groupe Doux pénalisé par la France

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Malgré une amélioration significative du résultat d’exploitation et un retour à l’équilibre du résultat courant, le Groupe Doux a vu son chiffre d’affaires régresser de 2,6 % en 2004 à 1 347 millions d’euros. Pour le premier trimestre 2005, année considérée comme celle du « redéploiement commercial », le groupe est en avance de 4,7 % sur son budget avec un chiffre d’affaires de 311 M EUR. Mais les prix bas en France (37 % du CA), pénalisent toujours le groupe.

Le Groupe Doux n’a pas échappé à la morosité du marché de la volaille. Son chiffre d’affaires en 2004 est ainsi ressorti à 1,347 milliard d’euros, en baisse de – 2,6 % à périmètre constant. « Ce maintien du chiffre d’affaires, dans un environnement difficile pour la filière volailles, confirme la position du groupe Doux sur ses marchés », se défend le groupe. Le résultat net s’est soldé par une perte de – 6,7 M EUR, du fait d’une charge nette d’impôt de 11,1 M EUR et un amortissement des écarts d’acquisition de 4,7 M EUR. « Même si nos frais financiers ont lourdement impacté notre résultat net sur 2004 et même si le remboursement de la dette a absorbé la plus grande partie de notre cash flow d’exploitation, nous avons reconstruit notre capital confiance auprès de nos partenaires », considère quant à lui Guy Odri, directeur général du Groupe Doux. Car malgré le recul de l’activité et ce bénéfice net négatif, le groupe de Châteaulin peut se targuer d’avoir amélioré sa rentabilité opérationnelle et d’avoir fortement réduit sa dette, fruits d’une « mutation profonde » engagée depuis juillet 2003 consistant à « repenser le modèle économique du groupe et à restaurer sa profitabilité ».

Retour d’équilibre du résultat courant

En 2004, le résultat d’exploitation a ainsi progressé pour atteindre 23,8 M EUR, contre 0,1 M EUR en 2003. Avant impôt et amortissement des écarts d’acquisition, corrigé des plus-values exceptionnelles, son résultat courant a quant à lui retrouvé l’équilibre à 0,2 M EUR contre une perte de – 10,3 M EUR en 2003. Le groupe a également poursuivi sa politique de désendettement en ayant mis fin en décembre 2004 au remboursement d’une dette de 125 M EUR, soit 32 % de sa dette totale, pour un total de 42,9 M EUR de frais financiers. Dans un souci d’optimisation de sa chaîne logistique, en Europe comme au Brésil, le Groupe Doux a également réduit ses stocks, qui sont passés de 192,3 à 120,1 M EUR en 6 mois.

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CA en avance sur le budget au 1er trimestre

Le premier trimestre 2005 confirme les tendances de 2004. En France, qui pèse un peu plus du tiers des ventes du groupe seulement, l’activité frais est toujours pénalisée par des prix de vente bas, sur la dinde et le poulet fermier. Pourtant, le chiffre d’affaires net global ressort à 311 M EUR, « en avance de 4,7 % sur le budget » selon le groupe. Le résultat net s’établit à 3,42 M EUR contre – 594 000 euros sur la même période un an plus tôt. L’EBITDA à fin mars 2005 est de 18,3 M EUR contre 13,4 M EUR au premier trimestre 2004. En Europe en particulier, où l’EBITDA a gagné 3,6 M EUR par rapport à l’an dernier, le groupe compense les difficultés de la filière par une politique de restructuration et d’optimisation des coûts.

Redéploiement commercial

Sur le marché espagnol (7 % du CA), un redéploiement des forces commerciales est en cours, en adéquation avec les objectifs du groupe pour l’année en cours. « En 2005, le redéploiement commercial du groupe est désormais clairement à l’ordre du jour, parallèlement à la nécessaire poursuite du désendettement », confirme Guy Odri. Au Brésil (6 % des ventes), une optimisation du mix produits a permis une valorisation de la production du groupe : les volumes sont en avance de 2,4 % sur le budget quand le chiffre d’affaires est supérieur aux prévisions de 19,4 %.