Le groupe Doux est en graves difficultés financières avec une dette globale de 437 millions d’euros. Le groupe, qui, selon les analystes, est victime de la guerre des prix dans la volaille industrielle, pourrait déposer le bilan dans les jours à venir.
«Deux solutions se présentent à nous : un accord avec nos partenaires ou l’annonce d’un redressement judiciaire », a déclaré un porte-parole du groupe Doux le 31 mai. Le même jour, le leader européen de la volaille et ses créanciers se sont réunis au ministère du Redressement productif pour engager des discussions. « La direction du groupe familial devrait se réunir le 1er juin pour arrêter sa décision », a précisé le porte-parole. Si aucun accord n’était trouvé entre le groupe Doux et ses partenaires, un éventuel redressement judiciaire pourrait être bénéfique car, selon le porte-parole du groupe, « la dette ne serait plus exigible ». Pour la suite, le groupe Doux rappelle que la priorité reste de « protéger les fournisseurs stratégiques et les éleveurs », dans l’hypothèse d’un dépôt de bilan notamment. « Protéger les éleveurs », voilà une préoccupation également portée par la CFA (Confédération française de l’aviculture), dans un communiqué de presse du 31 mai. Elle rappelle que « des éleveurs subissent des délais de paiement anormalement longs, jusqu’à 120 jours après la livraison de leurs volailles ». Elle demande aux pouvoirs publics de tout mettre en œuvre pour sauvegarder l’intérêt des éleveurs, garants du potentiel de production français.
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