Le groupe monde rural, association composée d’une vingtaine d’organisations, souhaite faire entendre sa voix dans la campagne présidentielle. « La ruralité constitue la clef de voûte de l’équilibre de la société, de la cohésion sociale et du développement durable », peut-on lire dans leur manifeste. L’association compte le diffuser très largement dans le cadre des élections pour convaincre qu’une ruralité vivante peut constituer une réponse aux enjeux alimentaires, énergétiques et environnementaux.
«La ruralité, source d’avenir ! ». Tel est le message du manifeste du groupe monde rural. Cette association qui regroupe une vingtaines d’organisations représentant des élus, des agriculteurs, des professions libérales, des PME, des familles rurales, des associations d’habitat et d’animation culturelle, souhaite peser dans le débat présidentiel. Dans un manifeste largement diffusé, l’association met en avant 5 enjeux pour redynamiser les espaces ruraux. « Il s’agit au préalable d’assurer l’égalité des chances entre tous les territoires », explique le 1er mars, André Thévenot, président du groupe monde rural. En clair, « l’Etat doit être le garant d’un système de péréquation dans toutes les politiques territoriales ». Le saupoudrage doit cesser et les projets territoriaux réellement confortés, explique Gérard Pelletier, président de l’association des maires de France. « Les inégalités sont incroyables entre les départements», estime-t-il.
La ruralité : un « lieu de production »
Pour le groupe monde rural, il est indispensable d’« encourager l’économie en milieu rural ». Pour ce faire, il faut « mutualiser les informations relatives à la cession, à la transmission et à l’accompagnement des entreprises ». Près de 300 000 entreprises seront à reprendre dans 10 ans ! « La ruralité n’est pas seulement un lieu idyllique mais aussi un lieu de production », avance le président Thévenot.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Le groupe monde rural plaide aussi pour la « poursuite de la politique des pôles d’excellence rurale » associée à un « soutien à l’animation et à l’ingénierie de projets en faveur des territoires les plus fragiles ». André Thévenot mentionne toutefois l’absence de financements supplémentaires. L’association tient aussi à l’application des principes de la charte sur les services publics signée en juin 2006 et à la création de nouveaux services. La question des services de proximité et de l’accès aux soins est posée. Enfin, André Thévenot condamne « la consommation extrème de foncier avec près de 60 000 ha artificialisés par an, soit l’équivalent de la suppression d’un département agricole tous les 6 ans». « En plus, ce sont les terres les plus fertiles qui sont perdues. Il est urgent de protéger certains espaces naturels au potentiel agronomique remarquable», conclut le président du groupe monde rural.